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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 14:40

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Jean Fusoris était un médecin astrologue connu de Guillaume. Ce dernier l'avait rencontré chez le duc d'Orléans. Tout en réfléchissant, Guillaume revint avec le carnet qu'il avait déjà lu. "JF" mentionné sur ce carnet ne pouvait être que Jean Fusoris. Cet homme parvenait, semblait-il, à deviner quand les crises de folie du roi arrivaient. Ce simple fait intéressait l'Angleterre par l'intermédiaire de l'évêque de Norwich, ce qui expliquait sa rencontre avec le libraire.

 

Renaut du Montet se rendit avec Thomas, à l'hôtel de Bourbon, résidence  des ambassadeurs anglais. Après deux heures d'entretien, Martin, qui attendait là, vit Thomas et Renaut du Montet sortir. Martin suivit un autre homme qui était sorti en même temps que les deux autres. Il s'agissait de Jean Fusoris qui retournait chez lui.

 

Renaut du Montet semblait vouloir obtenir quelque chose de Jean Fusoris. La complicité qui existe entre le libraire et l'évêque de Norwich le laissait entendre. Ce sentiment paraissait d'autant plus vrai que Thomas avait trouvé Jean Fusoris naïf.

 

L'ambassade anglaise a quitté Paris le 16 août 1414. Jean Fusoris était venu voir Renaut du Montet afin de savoir où en était le payement dû par l'évêque de Norwich. Sur les quatre cents écus promis, Jean Fusoris n'en avait reçu que 167.

 

Chaque semaine, Jean Fusoris rendait visite à Renaut du Montet pour lui réclamer son argent. Jusqu'au jour où Renaut du Montet proposa dix mille écus pour le Grand Œuvre. Mais Jean Fusoris refusa de céder cet ouvrage et sortit inquiet de chez le libraire.

 

Et si le Grand Œuvre était le livre au serpent ? Martin pensa que le duc d'Orléans aurait eu par hasard le traité d'alchimie. Il aurait décider de le montrer à Jean Fusoris qui l'aurait étudié. Cela lui aurait alors permis de réaliser la transmutation en or. Mais les deux hommes se seraient disputés, ce qui aurait pousser Jean Fusoris à voler l'ouvrage avec l'aide d'un complice. Comme Jean Fusoris et son complice devaient savoir que le duc d'Orléans allait être assassiné, ils auraient profité de cette occasion pour le dérober, ce qui lui a demandé plus d'un an.

 

Fin novembre 1414, Martin n'avait plus de nouvelles de Jean Fusoris, car il ne se rendait plus à la librairie.

 

Alors qu'ils dînaient à l'Escrevisse, une taverne de la rue Saint-Martin, Thomas, Agnès et Martin évoquèrent Jean Fusoris. Selon Thomas, cet homme n'avait pas réussi à fabriquer de l'or. Certes le duc d'Orléans avait eu besoin de lui, mais il s'était aussi séparé de cet homme. Agnès leur proposa un stratagème.

 

"Agnès a déposé […] à l'hôtel Saint-Pol, sur le rebord de la cages aux lions, un anneau de jade qu'elle port[ait] à son doigt." Le but de cette action était de savoir si Jean Fusoris  pourrait le retrouver grâce à l'horoscope qu'il établirait.

A la grande surprise des trois jeunes gens, Jean Fusoris réussit à décrire la lieu où l'anneau avait été laissé.

 

Fin janvier 1415, une nouvelle ambassade anglaise était de retour à Paris afin de sceller la paix entre les deux pays. Richard Courtenay, évêque de Norwich était accompagné de cinq cents personnes.

 

Quelques semaines plus tard, l'évêque de Norwich, malade, fit appel à Jean Fusoris pour être soigné. Comme ce dernier était venu demander de l'aide à Renaut du Montet, Thomas était au courant de ce qui s'était passé. L'évêque de Norwich a proposé à Jean Fusoris de venir en Angleterre.

 

En mars de la même année, l'évêque de Norwich était reparti en Angleterre, mais sans avoir payé Jean Fusoris qui revenait se plaindre auprès de Renaut du Montet. Ce dernier lui suggéra de partir avec l'ambassade qui devait aller en Angleterre sous peu.

 

Début juin 1415, l'ambassade partait pour l'Angleterre. Jean Fusoris a dû beaucoup insister pour faire parti de cette ambassade. Guillaume s'y trouvait aussi accompagné de son neveu, Martin. Ce dernier estima qu'il fallait surveiller Jean Fusoris car le piège mis en place par le libraire et l'évêque devait être sur le point de se refermer.

Cinq bateaux composaient cette ambassade. Après être arrivée à Douvres, l'ambassade se rendit à Cantorbery, puis Winchester où se trouvaient Henry V et sa cour.

 

Les négociations n'avancèrent pas. Le mariage avec la fille de Charles, roi de France, avec le roi d'Angleterre, semblait compromis. Henry V faisait traîner les choses. Quant à Jean Fusoris, il ne pensa qu'à ses affaires.

 

En juillet 1415, les négociations avaient échoué. L'ambassade devait revenir en France. Jean Fusoris, la veille du départ, était venu voir Martin et Thomas qui était aussi du voyage. Il désirait que les deux jeunes gens l'accompagnassent au rendez-vous qui lui avait été fixé par l'évêque de Norwich. Jean Fusoris craignait d'être pris au piège.

 

Tous trois se rendirent donc chez l'évêque de Norwich. Martin et Thomas durent attendre dans la cour où, une demie-heure plus tard, Jean Fusoris revint les chercher. S'il avait obtenu l'argent, il semblait apeuré par quelque chose que ne parvirent pas à deviner les deux garçons.

 

La terreur de Jean Fusoris demeura alors qu'il était revenu en France. Les deux garçons ne réussissaient à comprendre quel avait été le piège tendu.

 

Alors que l'ambassade était revenue depuis peu en France, Henry V débarquait en Normandie : la guerre commençait en août 1415.

 

Début septembre 1415, Jean Fusoris était incarcéré pour espionnage. Une lettre, qui lui était adressée par l'évêque de Norwich, avait été découverte et laissait entendre que ces deux hommes étaient en étroite connivence.

 

Le roi quitta Paris en septembre. Guillaume l'accompagnait pour se battre à ses cotés. Avant son départ, Guillaume invita son neveu et ses amis à un repas. L'ambiance était tendue, puis ils parvinrent à parler. Ils évoquèrent Jean Fusoris. Guillaume pensait que Jean Fusoris s'était intéressé à ce livre d'alchimie pour guérir le roi, le duc d'Orléans se sentant responsable  de la maladie du roi depuis le bal des Ardents. Comme le roi ne guérissait pas, le duc d'Orléans en voulut à Jean Fusoris et le renvoya. Mais Jean Fusoris, à l'aide d'un complice, tenta tout pour récupérer cet ouvrage en possession du duc d'Orléans. Guillaume supposa que les Anglais connaissaient aussi cet ouvrage, sans doute grâce à Louis d'Orléans qui en aurait parlé à Henry IV, la France et la Grande-Bretagne étant en paix à ce moment-là. Henry V ayant appris l'existence de ce livre, voulut l'avoir et demanda à l'évêque de Norwich de faire ce qu'il fallait pour l'obtenir. Un piège fut alors tendu à Jan Fusoris.

 

En octobre 1415, l'écuyer de Guillaume vint annoncer à Martin la mort de son oncle, sur le champ de bataille à Azincourt.

En cette fin d'année 1415, les rumeurs de complots bourguignons se propagèrent dans Paris.

 

Jean Fusoris était toujours dans les prisons du chapitre Notre-Dame. Son procès ne faisait que s'éterniser. Martin commençait à trouver étrange que le complice de Jean Fusoris ne fît plus parler de lui. Agnès semblait savoir où se trouvait le livre au serpent.

 

Agnès restait introuvable, même son père ignorait où elle se trouvait. Martin supposa qu'elle aurait pu être ce voleur qui était entrer dans le cloître Notre-Dame sans effraction. Et si le complice de Jean Fusoris l'avait surprise ?

 

Thomas et Martin se rendirent au cloître Note-Dame. Ils déambulèrent dans cet endroit et trouvèrent des scellés sur la porte de Jean Fusoris, mais aucune trace d'Agnès. Thomas songea alors à la façon dont Agnès avait pu entrer dans le cloître.

 

Alors que le découragement les gagnait, Martin reconnut enfin la maison où Agnès avait rencontré cette femme voilà déjà plusieurs mois. Cette demeure se trouvait à quelques mètres du cloître. Martin et Thomas entrèrent dans la maison qui était vide. Ils la fouillèrent mais sans succès. Quand ils furent sortis de la maison, une prostituée, qui les avait aperçus, les appela. Elle leur raconta l'histoire de cette maison : " […] un sorcier l'habitait autrefois et […] lui a jeté un mauvais sort." Elle termina en leur disant que la Belle Heaumière pourrait leur en dire plus.

Cette femme fut jadis la maîtresse du chanoine Nicolas d'Orgemont. Après s'être informés, les deux garçons lui rendirent visite.

 

Martin reconnut cette femme comme étant celle qu'il avait aperçue en compagnie d'Agnès. Thomas et Martin durent la menacer pour obtenir des renseignements.

La Belle Heaumière expliqua qu'il existait un souterrain dans cette demeure qui reliait entre elles toutes les maisons du cloître Notre-Dame. Nicolas d'Orgemont, son amant, avait installé cette femme dans l'une de ces maison, ce qui facilitait les visites et permettait de ne pas être vu. Un jour, le chanoine ne voulut plus la recevoir. Elle décida de se venger en conduisant Agnès –qui voulait voler des livres aux chanoines - dans ces souterrains que la Belle Heaumière connaissait bien.

La Belle Heaumière conduisit Thomas et Martin dans son ancienne maison de la Queue du renard et les laissa dans la seconde salle dans laquelle Martin était déjà venu.

 

Après avoir parcouru longtemps dans ces souterrains, Thomas et Martin trouvèrent la maison de Jean Fusoris et son laboratoire. Dans ce laboratoire en désordre, ils trouvèrent Agnès "assise dans un coin de ce réduit obscur, attachée et bâillonnée." Alors qu'ils étaient sur le point de sortir de cet endroit, Thomas revint sur ses pas afin de récupérer le livre au serpent qu'il avait aperçu. Mais il fut assommé. Martin, inquiet de ne pas voir revenir Thomas, retourna sur ses pas, et trouva Thomas qui lui confirma que l'homme, qui l'avait assommé, portait une barbe.

Agnès confirma ce que les garçons avaient deviné : " […] le complice de Fusoris l'avait surprise dans la laboratoire, alors qu'elle était venue s'emparer du livre d'alchimie." Thomas se demanda pourquoi cet homme n'avait pas choisi de supprimer un témoin comme Agnès.

 

Le jour de Pâques 1416, la troupe jouait un Mystère auquel assistèrent les trois amis. Comme Agnès était arrivée en retard au spectacle, elle ne put rejoindre Martin et Thomas, la foule étant trop nombreuse.

Quand Martin parvint à apercevoir Agnès, il remarqua que son attitude avait changé sans comprendre pourquoi.

Soudain le feu éclata dans la salle de spectacle et ce fut la panique. Mais le feu fut éteint rapidement.

Lorsqu'ils furent dehors, Martin et Thomas cherchèrent Agnès sans parvenir à la trouver. Tandis qu'il essayait de surmonter son angoisse, Martin fut attiré par "un petit attroupement. […]."  Agnès était étendue sur le sol détrempé, la robe maculée de sang et de boue." Agnès mourut dans les bras de Martin.

 

FIN DE LA QUATRIEME PARTIE.

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