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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
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3 mai 2008 6 03 /05 /mai /2008 14:18

Source :
Le duc de Berry s'allia au jeune Charles d'Orléans. Le plus mécontent de tous ces hommes était le comte d'Armagnac, beau-frère de Charles d'Orléans. Le pays semblait au bord de la guerre civile. Le duc de Berry ayant quitté l'hôtel de Nesle où il vivait à Paris, quelqu'un en avait profité pour lui voler De Casibus de Boccace.

 

Bien que Guillaume ne soit plus à la Chambre des comptes, il avait été chargé d'une mission : trouver un terrain d'entente entre Armagnacs et Bourguignons. Ce fut un échec. Autour de Paris, les gens d'armes avaient causé de gros dégâts. Les vivres commencèrent à manquer.

 

Fin octobre 1410, deux ouvrages avaient été dérobés : De Amicitia de Cicéron et De Senectute de Sénèque. Ces deux ouvrages avaient été réalisés par Laurent de Premierfaict.

 

En décembre 1410, la paix signée à Bicêtre entre les princes semblait bien fragile.

 

Un nouveau vol de livres eut lieu en mars 1411. La victime de ce vol était un marchand italien, Matteo Arena, qui "voulait offrir au roi la plus somptueuse Apocalypse jamais réalisée." Pourtant réalisé dans le plus grand secret, cet ouvrage avait été dérobé, ce qui permettait de croire qu'un trafic de livres manuscrits avait été mis en place. Dans ce cas, songea Martin, qu'en était-il du livre au serpent ?

 

Quelques semaines plus tard, Martin remarqua que son oncle avait l'air soucieux depuis peu. Alors qu'il lui parlait des livres dérobés, Martin vit son oncle s'emporter violemment. Il était vrai que la guerre entre princes menaçait et que le temps que Guillaume avait passé à œuvrer pour la réconciliation, n'avait pas porté ses fruits.

 

Martin estima que les livres volés, trop rares pour pouvoir être revendus sans risque, devaient être destinés à l'étranger. Cette supposition fut partagée par Matteo Arena avec lequel Martin discuta.

En juin, Matteo Arena informa Martin que deux Anglais avaient rencontré un libraire nommé Renaut du Montet, rue de la Parcheminerie.

 

 

Tandis qu'il cherchait la librairie de maître Renaut du Montet, Martin dut s'abriter sous l'auvent d'une boutique à cause de l'orage. Le hasard venait de le conduire dans la boutique de Renaut du Montet où il fut invité à entrer par un jeune homme qui se présenta. Thomas Bonenfant était étudiant et travaillait dans cette boutique peine de livres.

 

Quelques jours après sa première visite, Martin retourna début juillet 1411à la librairie où il trouva Thomas en plein travail. Alors qu'ils discutaient, Renaut du Montet entra.

 

Ce même mois, le jeune duc Charles d'Orléans demanda "justice du meurtre de son père".

Martin et Thomas sont devenus des amis. Martin lui ayant fait part de l'histoire des livres volés, Thomas a accepté de surveiller le libraire.

 

Thomas "entra à la Pomme de pin […] habillé d'un curieux costume […]." Il s'agissait du costume des Enfants sans Souci, une troupe de théâtre "recrutée parmi les écoliers de l'Université." Les deux garçons allèrent à l'hôpital de la Trinité où une salle leur avait été louée. La troupe devait répéter.

 

Martin assista le 15 août 1411 au Mystère que Thomas avait répété quelques jours plus tôt. Après la représentation, toute la troupe se retrouva au Perroquet bleu où Martin fit la connaissance de tous les acteurs.

 

Ce même mois, les Armagnacs étaient aux portes de Paris. La peur régna de nouveau dans la ville.

 

En novembre, les atrocités commises par les Armagnacs et les Bourguignons furent nombreuses.

 

En ce début d'année 1412, Martin continua à rendre visite à Thomas dans la librairie. Renaut du Montet semblait ne pas se douter qu'il était surveiller par les deux garçons. Ce fut lors de cette visite que Martin rencontra une fille magnifique , Agnès, fille d'un enlumineur maintenant handicapé.

 

En ce mois de mai 1412, Charles d'Orléans et les Armagnacs avaient demandé l'aide des Anglais. De son côté, Jean sans Peur avait réussi à convaincre le roi de lever une armée contre eux.

En arrivant plus tôt à la librairie, Thomas avait entendu Renaut du Montet parler avec un Allemand. Sa présence sembla déranger les deux hommes qui étaient allés discuter dans l'arrière-salle avec un livre.

 

En dînant avec son oncle, Martin apprit que l'un des meurtrier du duc d'Orléans avait été arrêté. Il s'agissait d'Olivier Bourgaut emprisonné à Orléans.

 

Sur la demande de son oncle, Martin se rendit à Orléans avant l'exécution d'Olivier Bourgaut. Même s'il parvint à discuter avec lui, Martin ne réussit par à savoir le nom de celui qui avait obtenu le livre se trouvant à l'hôtel de la Poterne.

 

Alors qu'ils se trouvaient au cimetière des Innocents, Martin et Thomas, qui écoutaient un prédicateur franciscain, aperçurent Agnès sortant de ce lieu.

 

En ce mois de septembre 1412, les princes semblaient sur le point de se réconcilier. Le roi, malade, revenu à Paris, contribua "grandement à apaiser les esprits."

 

Près du pont aux Meuniers, Martin vit Agnès qu'il perdit de vue un court instant, puis qu'il retrouva rue de la Pelleterie. Agnès était en compagnie d'une femme avec laquelle elle prit rendez-vous le soir-même. Les deux femmes devaient se retrouver dans la maison devant laquelle elles venaient de s'arrêter. Martin décida de visiter cette demeure. Dans cette maison vide et visiblement inoccupée depuis longtemps, Martin découvrit une cave et une autre salle.

 

Tandis qu'il attendait les deux femmes rue Saint-Pierre-aux-Bœufs, Martin fut assommé et dépouillé. Il n'eut que le temps de voir Agnès et son amie.

 

Alors qu'il se trouvait dans la librairie avec Thomas, Agnès entra. Après avoir parlé avec Renaut du Montet, Agnès fit une remarque à Martin qui lui fit comprendre qu'Agnès l'avait aperçu en sortant de la maison, le soir de son rendez-vous. Martin rougit, Thomas comprit autre chose.

 

"En six semaines, trois chanoines de Notre-Dame se sont fait dérober des livres de grande valeur", et ce, sans trace d'effraction.

 

Fin janvier 1413, "le roi Charles a ouvert […] la session des Etats généraux […]." Hélas, aucune décision ne fut prise pour, entre autres, "restaurer l'autorité du royaume."

 

"Les Confrères de la Passion jouaient un Mystère, […] dans la salle de la Trinité" où se trouvaient Thomas et Martin. Après la représentation, tout le monde se rendit au Perroquet Bleu où l'on discuta des dernières nouvelles .

 

Le dauphin, ayant appelé l'ancien prévôt des Essarts, "un Bourguignon rallié inopinément à la cause armagnaque , " venait sans doute de commettre une erreur politique. Des rumeurs de toutes sortes, colportées semblait-il par les partisans de Jean sans Peur, circulèrent dans Paris.

 

Une émeute eut lieu place de Grève fin avril 1413. Des gens proches des Armagnacs ont été tués par la population. Ce même jour, Martin fut heurté par un homme qui venait de voler le Traité des échecs.

 

Chez Renaut du Montet, Thomas montra à Martin le Traité des échecs qui venait d'être volé. Il semblait évident que le libraire était mêlé à un trafic de manuscrits volés.

 

Pierre des Essarts était emprisonné au Louvre, ce qui n'apaisa en rien la population de Paris.

 

Martin, toujours sous le charme de la belle Agnès, écrivit une lettre, sous la dictée de Thomas, destinée à Agnès.

 

Mais cette lettre dictée était en effet un extrait de Boccace connu d'Agnès. Toutefois, Agnès a demandé à Thomas, le nom de son ami.

 

Le roi est sorti de sa folie, mais la peur engendra encore des rumeurs, même Jean sans Peur n'arrivait plus à négocier.

 

Guillaume montra à Martin le Traité des échecs acheté chez Renaut du Montet. Bien qu'il soit habillé autrement, Martin reconnaît ce livre comme celui qui a été dérobé, mais n'en dit mot.

Guillaume, qui a aperçu le chapeau avec la croix de Saint-André, symbole des partisans de Jean sans Peur, dans les affaires de Martin, se fâcha avec son neveu.

 

Jean des Essarts a été décapité par les Cabochiens, partisans de plus en plus sanguinaires, de Jean sans Peur. Le vent semblait tourner.

 

Martin essaya de mettre en place un piège afin de prendre Renaut du Montet, mais ce dernier ne semblait pas vouloir mordre à l'hameçon. Thomas et Martin cessèrent donc de le surveiller.

 

"Les excès des Cabochiens ont fini par lasser la population." C'est pourquoi le duc de Bourgogne a décidé de quitter Paris.

 

Durant la nuit du 1 er octobre 1413, Pétrarque, le chien de l'oncle de Martin, a grondé, signifiant ainsi que quelqu'un était sans doute entré dans la maison. Mais ce voleur, enfin pris, que tout le monde prenait pour un homme, était Agnès. Elle expliqua à Martin qu'elle agissait pour son père enlumineur renommé, qui devenu handicapé, ne pouvait plus travailler. Agnès travaillait aussi pour Renaut du Montet.

 

Les Armagnacs "ont substitué leur dictature à la terreur bourguignonne." Paris vit encore des heures sombres.

 

En février 1414, Jean sans Peur qui avait quitté Paris voilà peu, ne parvenait plus à entrer dans Paris.

 

Martin, malade, a reçu la visite d'Agnès, le temps qu'il dormait. Elle lui a fait transmettre un message. Quelques semaines plus tard, ils devenaient amants.

 

Thomas et Martin, qui ont juste eu le temps de se cacher, ont entendu Renaut du Montet parler avec un mystérieux interlocuteur anglais. Le libraire et son interlocuteur voulaient tendre un piège à Jean Fusoris.

 

FIN DE LA TROISIEME PARTIE

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