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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
Je vous invite à partager tout cela !

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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 13:59

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Martin se devait d'apporter cette information à son oncle, qui avant de l'entendre de la bouche de son neveu, avait déjà compris. Le duc Jean sans Peur avait, en effet, mal réagi, quand Guillaume avait demandé l'autorisation de faire des perquisitions chez les princes.

 

Très tôt, un homme vint chercher Guillaume à qui Monseigneur de Berry désirait parler. A l'hôtel de Nesle où s'était rendu Guillaume, Monseigneur de Berry confirma fort navré, que Jean sans Peur avait fait tuer le duc d'Orléans. Sur la demande de Monseigneur du Berry, Guillaume avait accepté de laisser partir les coupables afin d'éviter tout affrontement, Jean sans Peur étant populaire à Paris.

 

Tandis que Jean sans Peur quittait Paris avec quelques-uns de ses compagnons, les partisans du duc d'Orléans tentaient de le retrouver.

 

La poursuite fut de courte durée : "A Pont-Sainte-Maxence, la passerelle avait été rompue", empêchant ainsi la traversée de la rivière.

 

Des négociations avaient lieu avec Jean sans Terre, ce qui sembla éprouver Guillaume dans la mesure où l'assassin du duc d'Orléans risquait de retrouver sa place au Conseil. Guillaume comprenait aussi que bientôt il ne serait plus prévôt.

 

L'homme au chaperon vermeil, qui était le principal exécuteur de ce complot, s'appelait Raoullet d'Oquetonville. Cet homme toujours couvert de dettes, avait déjà fait de la prison et avait quelques problèmes avec le duc d'Orléans. Il ne fut pas difficile de le convaincre de tuer le duc d'Orléans.

Valentine Visconti, épouse du duc d'Orléans assassiné, venait d'arriver à Paris où elle réclamait justice.

 

Guillaume et Martin se rendirent auprès de Valentine Visconti à l'hôtel de Bohême, proche du Louvre. Les deux hommes apprirent à quoi servait la clé dérobée à son mari et perdue le soir du meurtre par ses assassins. Cette clé servait à ouvrir un coffre qui contenait des papiers destinés à Charles, le roi. Le coffre qui les détenait, avait été ouvert, les papiers volés : il fallait les retrouver.

 

Un jour, "à l'angle de la rue Vieille-du-Temple et de la rue de la Verrerie", Martin rencontra Jaquette. La jeune femme, heureuse de le revoir, lui rendit la clé manquante qu'elle avait découverte.

 

En janvier 1408, l'hiver fut si froid que la Seine gela.

Martin pensa que le duc d'Orléans avait pu enlever les papiers contenus dans le coffre avant sa mort puisqu'il n'existait que deux clés : l'une était aux mains du duc d'Orléans, l'autre aux mains de son épouse, Valentine Visconti.

Les négociations avec Jean sans Peur tournèrent en sa faveur.

 

Le dégel provoqua l'effondrement de plusieurs ponts sur la Seine. En marchant dans Paris, Guillaume et Martin arrivèrent près du couvent des Célestins. Guillaume apprit à son neveu que la tour de Billy où ils entrèrent, appartenait au duc d'Orléans. Ils ne parvinrent pas à trouver, dans ce lieu, des documents dans le coffre ouvert grâce à la clé en leur possession. Toutefois, ils s'aperçurent que ce coffre avait un double fond, ce qui laissait espérer que celui ouvert par Valentine Visconti, était construit sur le même principe.

 

Guillaume se rendit seul chez Valentine Visconti. Il parvint à trouver dans le coffre, un double fond….et des papiers. Guillaume raconta ce qu'il savait : le duc d'Orléans essayait depuis longtemps "d'acquérir terres et fiefs dans le nord-est du pays :Coucy d'abord, le Luxembourg ensuite." Or le duc de Bourgogne, Jean sans Peur, cherchait d'autres terres dans ces mêmes contrées. Liège fut la ville qui déclencha tout. Le jour du meurtre, Maëstricht aurait dû être assiégé.

 

Guillaume et Martin lurent les différents documents afin d'en tirer quelque chose mais cela fut long. Guillaume semblait avoir découvert quelque chose dont il ne voulait pas parler à son neveu. Martin était persuadé que le petit carnet détenait des renseignements, avis que ne partageait pas son oncle.

 

Jean sans Peur, de retour à Paris, était parvenu à obtenir "pleine et entière rémission" de la part du roi après quatre heures de plaidoirie de son avocat.

 

Jean sans Peur avait réussi, grâce à un prétexte, à faire révoquer Guillaume de sa fonction de prévôt. Dorénavant, Guillaume était maître extraordinaire à la Chambre des comptes.

 

"La guerre entre le duc de Bourgogne et les Liégeois s'est rallumée." Des négociations, auxquelles Guillaume dut prendre part, devinrent nécessaires. Pour ce faire, Guillaume avait demandé à l'abbé de Saint-Denis, une entrevue, qui selon Martin, se serait mal déroulée.

 

Martin alla au couvent des Célestins, espérant y trouver "le lieu sûr évoqué par Monseigneur d'Orléans dans son carnet." Hélas peu de jour avant sa mort, le duc d'Orléans était venu récupérer ici le coffre qu'il avait déposé peu de temps auparavant.

 

"Le duc de Bourgogne vient d'écraser les Liégeois à Othée." Cette victoire fit plaisir à ses partisans, mais peur à ses adversaires. Le duc reçut alors le surnom de "Jean sans Peur".

 

Quand Guillaume revint, Martin lui raconta sa visite au couvent des Célestins et lui fit part de son raisonnement : le coffre manquant devait se trouver à l'hôtel de la Poterne, demeure actuelle du chancelier Jean de Montaigu.

 

Après avoir évoqué la raison de leur visite, Jean de Montaigu les conduisit au coffre où Guillaume et Martin trouvèrent le Livre au serpent évoqué dans les papiers du duc d'Orléans.

Quand ils quittèrent la demeure, Guillaume raconta : "Jadis, sous le règne du roi Jean, un moine de Saint-Denis, frère Richard Lescot, composa deux  petits traités, l'un en français, l'autre en latin. Tous deux avaient un même but : écarter du trône de France les rivaux des Valois. […] les trois fils de Philippe le Bel étant morts tour à tour sans descendance mâle, Philippe de Valois, leur cousin, fut élu roi par les grands nobles." Ceci fit des envieux. Le roi de Navarre et le roi d'Angleterre réclamèrent le trône de France.

Les conseillers du roi chargèrent frère Richard Lescot, de trouver le texte qui pourrait consolider le pouvoir des Valois. Ce fut la Loi Salique. Ce texte effaçait d'un seul coup, les prétentions britanniques. Le royaume de France ne pouvait être revendiquer en invoquant la descendance de Philippe le Bel par les femmes. Cependant le texte découvert par Richard Lescot avait été tronqué par ce dernier, ce qu'avait découvert Guillaume. Philippe de Villette, abbé de Saint-Demis avait demandé de garder bien à l'abri les textes contenant les preuves de ce forfait au duc d'Orléans.

Guillaume pensait que ce dernier les avait cachés dans le coffre de Montaigu. C'est alors que Martin pensa aux Chroniques de France que le duc d'Orléans possédait. L'ayant fait relier deux fois en peu  de temps, Martin supposa qu'il avait pu faire ajouter le texte de la Loi Salique.

 

A Blois, Guillaume trouva les Chroniques de France suivies de la Loi Salique. Martin évoqua une fois encore le livre au serpent. Cette fois, son oncle accepta de s'y intéresser.

 

La duchesse d'Orléans, Valentine Visconti, venait de s'éteindre, sans avoir obtenu réparation du meurtre de son mari.

 

Le fameux livre au serpent venait de disparaître du coffre des Montaigu dans lequel il se trouvait jusqu'à présent. A la mort de duchesse, Montaigu avait fait prévenir, Charles d'Orléans, fils aîné de Louis d'Orléans, de l'existence du coffre à l'hôtel de la Poterne. En l'ouvrant le coffre était vide, y aurai-il une troisième clé ?

 

En jouant aux échec, Guillaume eut une idée : le serrurier, qui avait construit le mécanisme des coffres, devait savoir comment l'ouvrir  sans clé. Guillaume ayant encore des relations avec ceux qui avaient participé à l'élaboration de ce système, il leur rendit visite.

 

Le serrurier, Gilequin Prandoul, reçut la visite de Guillaume. Terrorisé dans un premier temps, il finit par retrouver assez de confiance pour raconter sa mésaventure.

Des hommes lui firent croire au revenant du duc d'Orléans. Un rendez-vous avait été fixé à Gilequin Prandoul "dans une maison de la rue de la Limace." Dans cette maison vide et sombre, Gilequin avait dû ouvrir les coffres, comme le lui demandait la voix  -imitée - du duc d'Orléans. Apeuré, il avait obéi à cette voix d'outre-tombe. Le serrurier ne put donner que deux détails : l'un des deux hommes "avait deux doigts mutilés" ; les deux hommes avaient parlé du Plat d'étain.

Gilequin apprit à Guillaume que le système qu'il avait inventé pouvait s'ouvrir sans clé à condition d'être deux.

 

Le Plat d'étain était une taverne mal famée située rue Saint-Jacques dans laquelle se rendirent Guillaume et Martin. En entrant "Guillaume alla droit vers l'aubergiste qui, en le voyant, eut un geste de recul". Néanmoins ce dernier accepta de répondre aux questions de Guillaume : l'homme aux doigts coupés s'appelait Pierre, l'autre Olivier. Depuis qu'ils étaient passés dans cette taverne, ils n'y étaient pas revenus.

Guillaume et Martin retrouvaient donc le chemin de ceux que Martin avait suivi la nuit du meurtre.

Alors qu'ils venaient de sortir de la taverne, un homme les interpella pour leur apprendre que ces deux hommes "voulaient quelqu'un pour les aider à décrocher des cadavres au gibet de Montfaucon." Quand il avait une nouvelle fois revu ces deux hommes, il comprit qu'ils étaient arrivés à leur fin car ils offraient à boire à tout le monde dans la taverne.

 

Parmi les renseignements donnés par l'homme à la sortie de la taverne, figurait le nom de Gédéon Grimaud. "Grâce à quelques amitiés conservées au Châtelet, Guillaume a finalement retrouvé la trace de ce Gédéon Grimaud." Martin et Guillaume allèrent chez lui, mais ne purent obtenir aucun renseignement. Ayant pris la fuite, il fut foudroyé lors de l'orage.

 

En septembre 1409, Jean sans Peur était "plus puissant que jamais." Le roi et le dauphin étaient dorénavant sous sa tutelle.

 

Au début d'octobre, le prévôt de Paris, Pierre des Essarts, "une créature du duc de Bourgogne", avait fait emprisonner Montaigu. Après avoir été torturé, il avait été décapité. Cet homme plus riche que les princes, n'avait fait qu'attiser les haines.

 

Martin devint le secrétaire de Guillaume à la Chambre des comptes.

 

FIN DE LA DEUXIEME PARTIE

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