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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 10:22

Source :
Ce roman, destiné aux adolescents, vous plongera en plein Moyen Age. Il se déroule, entre autres, dans Paris et s'ouvre sur l'assassinat en novembre 1407, du Duc d'Orléans, frère cadet de Charles VI. Le narrateur rapporte les événements dont il est témoin sous la forme d'un journal qu'il tient du 23 novembre 1407 au 28 mai 1416.

 

Un plan de Paris, en début d'ouvrage, permet de situer le lieu de l'action.

 

Afin de faciliter la lecture, voici quelques informations sur la période historique et sur les personnages ayant existés.

 

La Guerre de Cent Ans commence en 1337. La France et l'Angleterre entrent en conflit après le décès du roi de France, Charles IV qui n'a pas eu d'héritier direct. Se pose alors la question de la succession.

Edouard III, roi d'Angleterre, est le fils d'Isabelle de France, la sœur du défunt roi et aussi le petit-fils de Philippe le Bel. Philippe de Valois est le neveu de Philippe le Bel.

 

Bien qu'Edouard ait réclamé la couronne de France, Philippe de Valois fut désigné roi de France par l'assemblée des grands personnages du royaume de France. A la fin du XIV e siècle, le conflit s'apaisa quelque peu, Charles V, roi de France et Richard II, roi d'Angleterre ayant signé une trêve. En plus Richard II épousa, en 1396, Isabelle, la fille de Charles VI, le nouveau roi de France.

Depuis 1392, Charles VI était atteint de folie. Les crises, qui devenaient de plus en plus inquiétantes, encouragèrent l'indiscipline des princes : le pouvoir était à prendre. Louis d'Orléans, frère cadet de Charles VI avait non seulement la stature mais aussi la légitimité pour gouverner, mais il fut assassiné sur ordre de Jean sans Peur, duc de Bourgogne. La France connut alors une guerre civile intermittente dans laquelle deux camps s'affrontèrent : les Bourguignons et les Armagnacs.

Notre roman s'ouvre sur cette page de notre histoire.

 

Parmi les personnages qui peuplent ce roman, vous rencontrerez des êtres ayant existés :

 

JEAN SANS PEUR, DUC DE BOURGOGNE (1371-1419) : Fils de Philippe le Hardi et de Marguerite des Flandres. Il arrive au pouvoir en 1404. S'il continue la construction de l'Etat de Bourgogne, cela ne l'empêche pas de tenter de contrôler Paris. Mais il se heurte à Louis d'Orléans qu'il fait assassiner en novembre 1407. Populaire à Paris, il parvient à s'imposer lors de la révolte cabochienne en 1413. Il réussit à éliminer tous ses adversaires armagnacs. Il meurt assassiné en 1419.

 

LOUIS D'ORLEANS (1371-1407) : frère cadet de Charles VI, il tente de constituer une principauté puissante et de contrôler le pouvoir laissé vacant par la folie de son frère. Comme il avait éliminé Jean sans Peur du pouvoir et des pensions, ce dernier le fit assassiné.

 

GUILLAUME DE TIGNONVILLE est le prévôt du roi de 1401 à 1408. En tant qu'officier royal, il est chargé du maintien de l'ordre dans la capitale.

 

PIERRE DES ESSARTS est membre de l'hôtel du duc de Bourgogne. Il est prévôt de Paris de1408 à 1410. Il arrête Jean de Montaigu en 1409. Disgracié, il est exécuté en 1413.

 

ROBERT DE TUILLIERES est originaire d'une famille du Dunois. Il est lieutenant criminel du prévôt de Paris de 1404 à 1418 et trésorier de France.

 

JEAN DUC DE BERRY (1340-1416) : frère du roi Charles V et oncle de Charles VI. La folie de Charles VI lui permet de jouer un rôle politique. D'abord modéré, il devient vers 1407 l'âme du futur parti armagnac.

 

VALENTINE VISCONTI (1368-1408) : Née à Milan, elle épouse en août 1389, le duc d'Orléans. Dix enfants virent au monde dont six morts très jeunes. Elle est la mère de Charles d'Orléans (père de Louis XII), Philippe d'Orléans, Jean d'Orléans et Marguerite d'Orléans.

 

SIMON CABOCHE : nous ignorons sa date de naissance et sa date de décès. Au début du XV e siècle, il devient le chef de la révolte des Cabochiens qui a lieu à Paris d'avril à août 1413. Il aurait été en relation avec Jean sans Peur.

 

JEAN DE MONTAIGU : grand maître de France, sa réussite déplaît. Maître des finances royales, il a une grosse fortune. Comme il prête beaucoup d'argent, il réussit à tisser un réseau d'alliance efficace parmi ses parents et alliés (dont Craon, Albret, Braisne et Melun). Son exécution en 1409 est une erreur politique qui fait basculer côté Orléans toutes les familles alliées au condamné.

 

RICHARD LESCOT : moine de Saint-Denis, il redécouvre les textes de la Loi Salique.

 

LAURENT DE PREMIERFAICT : né au XIV e siècle, il est le traducteur de Boccace, Cicéron et Sénèque. A sa mort en 1418, il est secrétaire du duc de Berry.

 

RICHARD COURTENAY : évêque de Norwich en juin 1413, Richard Courtenay est l'ami de Henry V avant qu'il ne devienne roi. Cette amitié dure quand Henry V devient roi. Richard Courtenay participe à des missions diplomatiques en France. Il meurt de dysenterie en septembre 1415.

 

JEAN FUSORIS (1365-1436) Après un diplôme obtenu en 1379, il fonde une école et ouvre un atelier d'instruments scientifiques à Paris où il vend, entre autres, des astrolabes. Membre de l'ambassade française en Angleterre en 1415, il rencontre Richard Courtenay, évêque de Norwich, qui ne lui paya jamais son astrolabe. Arrêté pour espionnage en revenant en France, il s'évade et s'exile à Mézières puis à Reims.

 

HENRY V : roi d'Angleterre, né en 1387, il est le fils aîné du premier roi Lancastre. Il parvient à s'imposer non seulement en Angleterre mais aussi en France. Victorieux à Azincourt en 1415, il épouse Catherine de France et devient au traité de Troyes, l'héritier de Charles VI. Il meurt jeune, laissant un enfant de six mois.

 

NICOLAS D'ORGEMONT : Il est l'un des fils du chancelier de Charles V, Pierre d'Orgemont. Il fait une carrière ecclésiastique (archidiacre d'Amiens, chanoine de Notre-Dame et de Saint-Germain). Il est maître des Comptes et fort riche. En 1412, il fait partie de la commission anti-armagnacs. Etant couvert par le for ecclésiastique, il perd tous ses offices et ses biens et se retrouve dans la prison épiscopale, à Meung-sur-Loire où il décède en 1416.

 

LA BELLE HEAUMIERE a bien existé mais il s'agit d'une femme dont parle le poète François Villon, né en 1431, dans son Testament. (v. 454, XLVII).

 

RENAUT DU MONTET, GILEQUIN PRANDOUL, LAURENT DE PREMIERFAICT ont existé et exerçaient bien le métier dont il est question dans la roman.

 

L'histoire :

 

Le narrateur, Martin jouait aux échecs avec son oncle, Guillaume de Tignonville, lorsqu' "un homme fit irruption dans la salle […]." Il venait leur apprendre l'assassinat du duc d'Orléans, frère du roi.

Après l'annonce de cette nouvelle, Martin et son oncle suivirent l'écuyer jusqu'à l'hôtel du Maréchal de Rieux où le corps de la victime avait été déposé. Guillaume de Tignonville fit son devoir de prévôt en examinant les plaies du cadavre. Une fois ce macabre devoir accompli, Guillaume demanda de faire "prévenir immédiatement messeigneurs de Bourbon et de Bourgogne, de Berry et d'Anjou" afin de savoir ce qu'il devait faire.

Le deux hommes durent se rendre à l'hôtel du duc d'Anjou afin de rencontrer les princes. Guillaume reçut l'ordre de fermer toutes les portes de la ville.

Ensuite les deux hommes se rendirent au Grand-Châtelet, siège de la prévôté où des interrogatoires débutèrent. Martin, trop fatigué, s'endormit.

 

Martin assista au témoignage de Jacquette, la femme de Jean Griffart, le cordonnier. De la rue du Temple où elle habitait, elle avait vu un grand seigneur "escorté de cinq ou six cavaliers". Peu après il y avait eu des cris et des coups qui cessèrent quand un homme , portant un chaperon de couleur vermeille, surgit.

Après le départ de cette femme, Martin et Guillaume parlèrent de ce meurtre. Leur première conclusion fut que l'homme au chaperon vermeil devait être connu du duc de Bourgogne pour être resté ainsi dans l'ombre.

 

Martin assista aux obsèques du duc d'Orléans à l'église des Blancs-Manteaux. Presque tous les membres de la famille royale, apeurés par ce qui venait de se passer, étaient présents à l'office. Après la cérémonie, ils se rendirent aux  Célestins où le duc avait demandé à être inhumé dans son testament.

Ceux qui portaient le corps, virent du sang s'échapper du cercueil, ce qui provoqua la stupeur.

 

Martin apprit de son oncle que le duc d'Orléans, qui conversait ce soir-là avec la reine, était tombé dans un piège. Un valet de chambre était venu lui annoncer que le roi voulait le voir.

 

Martin apprit aussi que le témoignage de Jaquette avait été confirmé par d'autres. Une enquête menée du côté de l'Image Notre-Dame, en face de l'hôtel qui avait brûlé, apporta quelques informations. L'hôtel, qui appartenait à Robert Fouchier, avait été loué à un étudiant pour lui et ses compagnons. Les objets qui avaient été découverts dans ce lieu, furent consignés dans un procès-verbal.

 

Les derniers interrogatoires permirent de savoir à quel endroit les meurtriers avaient été perdus de vue : rue Sait-Denis. Ce fait intrigua Martin : poursuivre leur chemin avec des chevaux n'aurait pas dû passer inaperçu. Cette remarque inquiéta sérieusement son oncle et le lieutenant Robert de Tuillières. Cela justifia que Guillaume refusât la présence de son neveu auprès des princes "pour les tenir informés de la marche de l'enquête".

 

Comme son oncle ne voulait pas de lui, Martin décida de mener sa propre enquête et se rendit rue Vieille-du-Temple. Alors qu'il était là sans savoir ce qu'il cherchait, une porte s'ouvrit : c'était Jaquette. Elle accepta de le faire entrer et de parler. Ils discutèrent jusqu'au crépuscule. En allant ramasser le linge à la fenêtre, Jaquette vit quelque chose et fit signe à Martin de venir sans faire de bruit. Tous deux aperçurent deux hommes qui semblaient rechercher quelque chose. Le temps de sortir de chez Jaquette, les deux individus avaient déjà disparu ! D'un signe de la main, Jaquette indiqua le chemin pris par les hommes. Martin prit le même chemin et se cacha afin d'entendre leur dialogue. Martin apprit que le duc Jean sans Peur avait commandité le meurtre de son cousin.

 

FIN DE LA PREMIERE PARTIE.

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