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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
Je vous invite à partager tout cela !

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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 17:49

Sourwww.lesite.tv/index.cfmce

DEUXIEME PARTIE ET DERNIERE PARTIE

 
Vers 814 à 2396 :
 
Les Français, qui se trouvent à l'avant-garde, arrivent sur la terre des Aïeux. L'émotion les gagne. Charles, quant à lui, "est […] anguissus : […] / Pitét l'en prent ; ne poet müer n'en plurt." (i.e. "est oppressé d'angoisse : […] ; Il s'attendrit, ne peut se retenir de pleurer").
 
Les douze Pairs sont en Espagne, l'empereur en France. Chevauchant à ses côtés, le duc Naimes perçoit l'angoisse de Charles et le lui dit. Charles lui raconte les rêves qu'il a faits la nuit précédente.
L'émotion que ressent Charles, est partagée par les "cent milie Francs". Tous craignent pour Roland.
 
Pendant ce temps, Marsile et ses hommes sont prêts. Ils aperçoivent les gonfanons de l'arrière-garde.
Le neveu de Marsile lui demande la faveur de tuer Roland. Il souhaite que Marsile lui désigne douze de ses barons afin de combattre les douze Pairs. Chacun de ses hommes jurent de tuer Roland à Roncevaux et de vaincre son épée, Durendal. Sur ce, les païens s'arment et sonnent les clairons que les Français entendent. Olivier pense que la bataille va avoir lieu, ce qu'attend Roland.
 
Olivier aperçoit, sur les hauteurs, la troupe de païens et appelle Roland. Il en déduit que Ganelon les a trahis mais Roland ne veut pas entendre parler de lui. La situation angoisse Olivier. Il faudrait que Roland sonne le cor, mais Roland refuse par peur de perdre son renom et d'être déshonoré. Roland annonce qu'il se battra.
Olivier tente pourtant de faire entendre raison à Roland. Mais rien n'y fait. Les païens sont plus nombreux que l'arrière-garde de Roland.
 
Roland réconforte ses compagnons par quelques paroles et rappelle le devoir de chacun. L'archevêque Turpin parle en chrétien : "Asoldrai vos pur voz anmes guarir ; / Se vos murez, esterez seinz martirs : / Sieges avrez el greignor pareïs." (i.e. "Je vous absous pour sauver vos âmes. Si vous mourez, vous serez de saints martyrs, et vous aurez un siège en haut du Paradis.").
 
Après la bénédiction, les hommes montent sur leurs destriers, prêts au combat. Roland confirme à Olivier qu'ils ont bien été trahis par Ganelon mais Roland annonce que Charles les vengera.
Chevauchant Veillantif, Roland encourage ses hommes. Olivier exhorte ses compagnons à tenir ferme dans la bataille et à rendre coup pour coup. Francs et païens vont frapper.
 
Aëlroth, le neveu de Marsile, s'approche des Francs et leur promet le pire avant ce soir, mais Roland réagit à ses propos en le tuant. Roland confirme qu'ils ont le droit pour eux.
 
Les partisans de Marsile réagissent mais ce sont d'abord les hommes de Roland qui mettent à mort leurs adversaires. Dix des douze pairs de Marsile perdent la vie lors de combats rapides et violents. A chaque mort parmi les Sarrasins, les Français crient "Monjoie".
 
La bataille se fait plus acharnée. Des hommes tombent des deux côtés. Ganelon, annonce le narrateur, sera puni par ce qu'il a fait ainsi que trente de ses parents.
 
La bataille devient de plus en plus rude. Soudain, "En France en ad mult merveillus turment : […] / Cuntre midi tenebres i ad granz." (i.e. "En France éclate une prodigieuse tourmente : […] Et, dès midi, le jour s'obscurcit."). Cela effraie les hommes et annonce sans que les hommes ne puissent le comprendre, la mort de Roland.
 
L'armée de Marsile arrive en renfort. Roland s'adresse à Olivier. Il est sûr que Ganelon a juré leur mort mais "Mult grant venjance en prendrat l'emperere" (i.e. "Charles en prendra une terrible vengeance".)
La bataille qu'ils vont mener sera rude, mais Durendal et Hauteclaire, épée d'Olivier livreront bataille.
L'archevêque Turpin exhorte les hommes à se battre tout en disant qu'ils vont à leur fin, mais le paradis leur est tout grand ouvert.
 
La bataille est plus terrible encore. Des hommes tombent des deux côtés. Les pertes commencent à être plus lourdes du côtés des Francs qui s'en affligent.
 
"Marsilies veit de sa gent le martirie" (i.e. " Quand Marsile voit le massacre de ses gens"), il intervient et la bataille est plus acharnée encore. Il ne reste plus que soixante hommes dans le camp des Français.
 
Constatant les nombreuses pertes affligées par l'ennemi, Roland est désespérée. Alors qu'il s'apprête à sonner de l'olifant, Olivier n'y est plus favorable. Tous deux finissent par se quereller. L'archevêque Turpin, les ayant entendu, intervient et met fin à leur dispute. Il demande à Roland de sonner de l'olifant afin que le roi puisse les venger et que les morts au combat soient enterrés en terre bénie.
 
Roland obéit et Charles l'entend. Roland sonne encore de l'olifant ce qui lui cause de graves blessures.
Bien que Charles ait vraiment entendu le cor, Ganelon tente de lui faire croire le contraire. Ce subterfuge est de courte durée, les autres hommes de Charles ayant entendu, eux aussi, le cor. Ils font demi-tour et une fois prêts pour le combat reviennent sur leurs pas. Le comte, Ganelon, dont Charles a compris la trahison, le fait saisir et livrer à Besgon. Ganelon est alors frappé.
 
Alors que Charles et ses hommes marchent vers Roland, ce dernier, gravement blessé, se lamente et s'adresse aux soixante derniers combattants. Il leur faut se battre encore et frapper.
Roland, vaillamment, se bat et tue vingt-cinq ennemis. Roland parvient à trancher le poing droit de Marsile. Les païens semblent désespérés. Cent mille d'entre eux s'enfuient dont Marsile. Roland ordonne à ses compagnons de poursuivre le combat.
 
Les païens ont vite constaté qu'il restait peu de Français. L'oncle de Marsile blesse grièvement Olivier en le frappant dans le dos mais ce dernier a assez de force pour tuer celui qui vient de le blesser. Olivier appelle Roland qui s'évanouit dès qu'il aperçoit Olivier mourant. De plus en plus affaibli, Olivier perd l'ouie, la vue puis meurt. Roland est éprouvé. Il réalise soudain qu'ils ne sont plus que trois : Turpin, Gautier de l'Hum et lui-même. Gautier, blessé continue de se battre.
 
Certains païens n'osent plus les approcher tandis que d'autres continuent de les attaquer. Gautier est tué, Turpin blessé.
Roland sonne faiblement une nouvelle fois de l'olifant. Charles essaie de venir au plus vite auprès de son neveu, car il sait que sa fin est proche.
 
Les païens comprennent que le retour de Charles jouera contre eux.
 
Tandis que Turpin et Roland se battent encore vaillamment, les païens se lamentent. Ils ont tellement peur qu'ils se contentent de lancer des dards et des épieux. Puis ils s'enfuient vers l'Espagne.
 
Roland se retrouve seul avec Turpin blessé. Il va chercher ses compagnons morts sur le champ de bataille afin que Turpin puisse les bénir.
A force de s'occuper de ses compagnons morts, Roland s'évanouit. Quand il reprend ses esprits, Turpin meurt.
Blessé, Roland prie puis se dirige vers l'olifant et Durendal. Tourné vers l'Espagne, Roland tombe à la renverse.
Il se pâme. Un Sarrasin l'observe. Le voyant si faible, il tente de prendre Durendal à Roland qui trouve encore la force de le frapper avec son olifant. Roland réussit à le tuer.
 
Sentant qu'il perd la vue, Roland frappe Durendal sur une pierre mais il ne parvient ni à la briser, ni à l'ébrécher. Alors il lui parle et lui rappelle toutes les conquêtes qu'il a pu faire grâce à elle. Roland frappe encore car il ne veut pas que son épée tombe entre de mauvaises mains. Mais rien n'y fait, Durendal aux nombreuses reliques ne cède pas.
Roland sent que la mort est proche. Il va s'allonger sous un pin et se couche face contre terre. Là, Roland fait son mea culpa. Il meurt et son âme est emportée par les anges et les saints.
 
Vers 2397 à 4002 :
 
Charles arrive à Roncevaux et s'afflige de la grande perte qu'il vient de subir. L'émotion est si grande que certains chevaliers s'évanouissent. Après avoir pleuré, Charles suit les conseil du duc Naimes. Ils vont poursuivre les païens tandis que d'autres hommes vont rester près des morts.
 
Charles voyant la mort arriver, prie Dieu. Un ange vient à son secours et arrête la course du soleil.
Les Francs poursuivent les païens, qui refoulés vers l'Ebre, se jettent à l'eau où ils meurent tous noyés. Lorsque les païens sont morts, le soleil se couche. Les Francs campent sur les lieux pour la nuit. Malgré la douleur et la tristesse des hommes disparus, Charles parvient à trouver le sommeil. Puis il rêve : "En grant dulor i veit ses chevalers" (i.e. Charles voit ses hommes en grande détresse"."). Il fait plusieurs songes cette nuit-là.
 
Marsile, seul survivant, regagne Saragosse. Il a perdu la main droite. Sa femme, Bramimonde, se lamente avec plus de trente mille hommes. Tous maudissent leurs dieux.
Marsile envoie une lettre à Baligant à Babylone. Le vieil émir réunit une armée puis en mai prend la mer. Il finit par accoster en remontant l'Ebre et s'installe.
 
Baligant envoie des messagers auprès de Marsile afin qu'ils lui remettent le gant et le bâton. Marsile devra se rendre auprès de Baligant.
Lorsque deux chevaliers arrivent, le peuple se lamente toujours auprès de leurs dieux de ce qui leur est arrivé. Ils se rendent auprès de Marsile qu'ils saluent selon l'usage – en demandant la protection de leurs dieux - ce qui provoque la colère de Bramimonde.
L'un des chevaliers, Clarïen, annonce qu'ils sont les chevaliers de Baligant. Ils ont tout ce qu'il faut pour mener un combat et Baligant fera la guerre à Charles.
 
Marsile reprend la parole. N'ayant plus maintenant d'héritier, - cil fut ocis her seir (i.e. "Il fut tué hier soir") -, Marsile offre l'Espagne à Baligant.
 
Les deux messagers repartent avec les clés de la cité et les propos de Marsile. Maintenant qu'il sait que les Français se trouvent à quelques pas d'ici, Balignant est prêt à faire la guerre. Il vengera Marsile.
 
L'émir Baligant chevauche avec ses hommes jusqu'à Saragosse. Il est reçu par Bramimonde qui est toujours aussi désespérée. Ils vont tous deux parler avec Marsile. Peu après, Baligant met son armée en route.
 
Le matin, Charles et ses hommes quittent les rives de l'Ebre pour regagner Roncevaux.
Arrivé à Roncevaux, Charles est de nouveau gagné par l'émotion. Il cherche son neveu parmi les morts. Il le trouve enfin et ne peut s'empêcher de pleurer. Charles s'évanouit plusieurs fois. Il est soutenu par quatre barons. Charles continue de pleurer Roland en prononçant de douces paroles. Il est affligé pendant longtemps et craint de nouvelles guerres.
Après tant d'émotions, les morts sont portés en terre dans une grande fosse. Une cérémonie a lieu.
Roland, Olivier et Turpin ont droit à plus d'honneur.
 
Alors qu'ils sont sur le point de partir, deux messagers de Baligant arrivent et annoncent la reprise des hostilités. Les Francs s'arment et sont prêts pour le combat. Ils se mettent en ordre de bataille. Dix corps de bataille, composés d'hommes de tout pays, se font face. Avant d'aller affronter l'ennemi, Charles fait une prière.
 
Les deux armées s'affrontent d'abord en paroles puis combattent. La bataille est rude, car les deux armées sont fortes. Naimes est blessé, mais Charles réagit.
Baligant perd son fils, Malprimes et son frère, Canabeu. Mais "Li amiralz [Baligant] alques s'en aperceit / Quë il ad tort e Carlemagnes dreit." (i.e. "L'émir commence à prendre conscience que le tort est pour lui, le droit pour Charlemagne.")
Le soir arrive. Charles et Balignant s'affrontent. Baligant parvient à blesser Charles, mais l'ange Gabriel aide Charles qui triomphe.
 
Les païens, à la mort de Baligant, sont en déroute. L'armée de Charles les poursuit jusqu'à Saragosse.
Bramimonde, de sa tour, voit l'armée de Baligant en pleine débâcle. Elle implore Mahomet. Marsile, l'ayant entendu parlé, meurt de douleur.
 
"[Charles] De Sarragusse ad la porte abatue." ("i.e. "[Charles] démolit la porte de Saragosse.") et prend la cité. Bramimonde lui livre les tours.
Les païens, rassemblés, sont conduits au baptistère. Cent mille sont baptisés sauf la reine, "Co voelt li reis, par amur cunvertisset." ("i.e. "car le roi veut qu'elle se convertisse par amour.").
Charles laisse des chevaliers à Saragosse et prend le chemin du retour avec Bramimonde.
 
Ils passent à Bordeaux puis s'arrêtent à Blaye où une sépulture est donnée à Roland, Olivier et Turpin. Ils arrivent enfin à Aix.
 
Aude vient voir Charles afin de savoir où se trouve Roland, son futur époux. En apprenant la mort de Roland, Aude ""pert la culor, chet as piez Carlemagne, Sempres est morte ; […]." (i.e. "devient blême, tombe aux pieds de Charlemagne, et la voilà morte – […].").
 
Ganelon, enchaîné et battu par les serfs, attend son procès. Charles parle de trahison, Ganelon réplique :"Rollant forfist en or e en aveir, / Pur que jo quis sa mort e sun destreit ; / Mais traïsun nule i otrei." (i.e. "Roland a fait du tort en argent et en biens, et c'est pourquoi j'ai cherché sa ruine et sa mort, mais je dénie formellement la trahison."). Ganelon s'estime non coupable.
 
Parmi les trente parents de Ganelon présents, l'un prend sa défense. Après les paroles de Pinabel, les barons n'osent pas condamner Ganelon et proposent la clémence ce qui ne convient pas à Charles. Un chevalier, Thierry, argumente autrement : "Que que Rollant Guenelun forsfesist, / Vostre servise l'en doüst bien guarir. / Guenes est fels d'iço qu'il le traït, / Vers vos s'en est parjurez e malmis." (i.e. "que roland eût, ou non, fait tort àGanelon, il aurait dû être protégé par le fait même d'être à votre service. C'est parce qu'il l'a trahi que Ganelon est félon, c'est envers vous qu'il s'est parjuré et compromis.").
 
Pour affronter Thierry, Pinabel se présente. Les deux hommes vont s'affronter en duel. Les deux hommes s'affrontent en parole, puis en avec des armes. Thierry sort vainqueur. Ganelon est écartelé, les siens sont pendus.
 
Bramimonde accepte de se convertir et reçoit le prénom de Julienne.
 
La nuit tombée, Charles fait un autre rêve : une autre bataille l'attend.

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