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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
Je vous invite à partager tout cela !

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12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 10:57

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Ces derniers temps, différentes maisons d'éditions nous ont abreuvés jusqu'à plus soif, d'ouvrages politiques rédigés soit par des hommes politiques, soit par des journalistes. Si certains de ces ouvrages ont connu un grand succès de vente –mais ont-ils été lus ? – d'autres sont tombés bien vite dans l'oubli malgré la publicité dont ils avaient bénéficié.

 
Pourtant les ouvrages écrits par nos hommes politiques ne sont pas une nouveauté ! C'est pourquoi, certains de ces textes mériteraient d'être remis au goût du jour, ne serait-ce, me semble-t-il, que pour leur qualité littéraire qui a fait défaut ces dernières années.
 
Dirigée par Jean-Claude Zylberstein, la collection TEXTO propose de découvrir ou redécouvrir de grands textes historiques ou liés à l'histoire. L'un des derniers publié est un petit bijou que nous devons à l'un des Britanniques les plus célèbres : Winston Churchill. Le titre de cet ouvrage est Mes jeunes années.
 
A force de n'avoir à l'esprit que ce que les cours d'Histoire –parfois orientés- ont bien voulu nous apprendre sur Winston Churchill, nous avons oublié de chercher à savoir qui il fut avant de devenir ce grand homme politique. Grâce à ces 474 pages, vous allez découvrir qui cet homme, avant d'entrer, en cette dernière année du XIX e siècle –1900- en politique.
 
 
 
Winston Churchill est né le 30 novembre 1874 en Irlande qu'il quitta avec sa famille au début de l'année 1879. Ce petit-fils du vice-roi d'Irlande raconte avec humour son enfance. Alors qu'une gouvernante était sur le point d'arriver pour s'occuper de lui, Winston Churchill "fi[t] ce que tant de peuples opprimés ont fait dans des circonstances similaires : [il] pri[t] le maquis." Mais il dut tout de même apprendre avec elle !
A l'âge de sept ans, il quitta la maison pour le collège, chose pour laquelle "on ne [le] consulta pas […]." Dans cet établissement, Winston Churchill reçut à son arrivée une grammaire latine. Ce contact "avec les études classiques" ne fut pas des plus heureux : "Durant les douze années que je passai au collège, personne ne réussit à me faire jamais écrire un vers latin ni apprendre un mot de grec, hormis l'alphabet."
Mais un problème de santé obligea ses parents à le retirer de cet établissement. Il en fréquenta un autre par la suite où il put étudier : "le français, l'histoire, […]."
 
Lorsqu'il eut douze ans, il dut passer des examens qu'il ne réussit pas. Il entra cependant en 1887 à Harrow où il passa quatre ans et demi. Au lieu d'apprendre le latin et le grec, Winston Churchill apprit "l'anglais, [..]. l'analyse logique et grammaticale." Il prépara et passa l'examen préliminaire pour l'armée.
 
Au bout de la troisième fois, il parvint à entrer à Sandhurst grâce aux mathématiques et à un peu de chance : " […], si cet examinateur vieillissant et blasé ne m'avait pas posé justement cette question sur les cosinus et les tangentes au carré ou même au cube, que j'avais justement apprises à peine une semaine plus tôt, aucun des chapitres suivants de ce livre n'aurait jamais été écrit."
Admis comme cadet de cavalerie, Winston Churchill commença son séjour au Royal Military College.
 
A Sandhurst, Winston Churchill prit "un nouveau départ". L'apprentissage était tout autre : "La tactique, l'art des fortifications, la topographie, le droit militaire et l'administration militaire constituait tout le programme." Il apprit à monter à cheval et découvrit le bénéfice de la discipline.
Au printemps de 1894, son père tomba malade, mais continua son travail.
Lorsque son stage fut terminé à Sandhurst, il parvint à obtenir une mention : il fut "huitième sur [une] promotion de cent cinquante."
 
Il perdit son père le 24 janvier 1895. Il entra au 4 e hussards en mars de la même année. Ce fut une nouvelle période d'entraînement à cheval.
 
Cette fin de XIX e siècle connaissait des conflits. Certes, "les anciens de Crimée et de la révolte des Cipayes ne figuraient plus dans l'active." Mais des tensions existaient ici et là. Winston Churchill allait pouvoir faire ses preuves. Il se rendit d'abord à Cuba, qui non indépendante, était alors en conflit avec l'Espagne. Winston Churchill put suivre les différentes opérations avant de revenir dans son pays.
 
Au printemps de l'année suivante, en 1896, Winston Churchill prépara son départ pour l'Inde qui devait avoir lieu six mois plus tard. Durant ces six mois, Winston Churchill vécut agréablement : "ce fut en fait à peu près la seule période d'oisiveté que j'eusse jamais connue." Il fréquenta la société anglaise, tandis que dans l'ombre sa mère agissait pour lui.
 
Le départ pour l'Inde arriva. Il partit, avec d'autres hommes, de Southampton et arriva en Inde vingt-neuf jours plus tard. Arrivés dans la rade de Bombay, ils prirent le train pour Bangalore après vingt-six heures de voyage.
Là, déchargés de nombreuses choses, Winston Churchill et ses compagnons purent s'occuper de polo. Il passa trois ans en Inde.
 
C'est dans ce pays où il se trouvait depuis presque deux ans, que Winston Churchill éprouva le besoin de s'instruire : "J'avais de solides notions de tactique ; en politique, j'avais une opinion ; mais un exposé succinct de ce qu'était l'éthique, c'était un article impossible à se procurer sur place."
Après l'étude de ce premier sujet, Winston Churchill s'intéressa à d'autres domaines comme l'histoire, la philosophie, l'économie politique… Il lut beaucoup, se posa des questions sur la religion notamment et se bâtit une philosophie : "J'ai donc adopté de très bonne heure dans ma vie un système de croyances auxquelles j'ai envie de croire, tout en laissant ma raison s'aventurer librement sur toutes les voies qu'elle était apte à fouler."
Il participa au tournoi de polo puis en 1897, il dut repartir pour l'Angleterre. Sur le bateau, il apprit la tension qui existait "entre la Grèce et la Turquie."
 
"La révolte des tribus Pathans de la frontière indienne éclata." Winston Churchill décida de se rendre là-bas. C'est en tant que correspondant de guerre qu'il s'y trouva. Il lui fallut six jours de train pour arriver à destination : Malakand. La chaleur régnait ici. Winston Churchill se prépara à ce conflit dont il fut l'un des témoins.
 
Dans cette partie de l'Inde où vivaient les tribus pathans, les Britanniques étaient arrivés au XIX e siècle et avaient introduit deux éléments : "le fusil se chargeant par la culasse et le gouvernement britannique. Le premier de ces apports était un luxe et une bénédiction ; le second, une source d'ennuis sans bornes."
En cette fin de XIX e siècle, les conflits étaient nombreux dans cette vallée de Mamund. Les Britanniques furent obligés de se battre contre les Mamunds, ce qui dura quinze jours et coûta la vie à quelques hommes.
 
A la suite de ce conflit, Winston Churchill fut affecté au 31 e régiment d'infanterie du Pendjab. Lors de ses séjours, Winston Churchill continua d'envoyer des comptes-rendus de campagne à deux journaux Pionner et Daily Telegraph.
La rébellion qui continuait, fut suivie d'une expédition punitive, mais Winston Churchill ne put participer à cette expédition de Tirah malgré tous ses efforts. Il profita de son retour obligé à Bangalore pour rédiger son premier ouvrage car les dépêches envoyées au Daily Telegraph avaient été bien reçues par les lecteurs anglais. En décembre, Winston Churchill envoya son manuscrit à sa mère qui le fit publier par Longmans. Puis il écrivit un roman qui lui rapporta deux ans de solde de sous-lieutenant.
Winston Churchill partit pour le Peshawar où il devint "l'officier d'ordonnance personnel du capitaine de l'armée."
 
Une nouvelle campagne eut lieu contre le Soudan. Winston Churchill voulut y participer mais les jalousies qui étaient nées à son sujet, engendrèrent quelques problèmes. Son affectation au Soudan fut dans un premier temps refusée. Winston Churchill profita d'une permission pour se rendre à Londres afin de comprendre la raison de ce refus. Le hasard, cependant, aida Winston Churchill. Le premier Ministre de l'époque, Lord Salisbury, ayant lu The Malakand Fielf Force, voulut rencontrer Winston Churchill. Ce rendez-vous lui permit d'arriver à ses fins. Il se rendit au Caire.
 
Après avoir participé à ce conflit, Winston Churchill, qui venait de quitter l'armée, retourna à Londres.
L'Afrique du Sud connaissait des difficultés. L'Angleterre se prépara au conflit. Winston Churchill put se rendre de se pays en tant que correspondant de guerre.
 
Alors qu'il se trouvait avec des militaires dans un train blindé, Churchill fut fait prisonnier le 15 novembre 1889 par les Boers. Un mois plus tard il réussit à s'évader et grâce à l'aide de quelques personnes, il parvint à gagner Lourenço Marques, alors territoire portugais. Lorsque Winston Churchill revint en Grande Bretagne, tout était loin d'être réglé dans ce pays.
Lors de la dissolution du Parlement, Winston Churchill se présenta et fut élu en 1900 à la chambres des Communes, mais le conservateur qu'il était dériva doucement vers la gauche.
 
 
Ainsi s'achève le récit de Winston Churchill qui annonce qu'il se maria en septembre 1908.
Avant d'entrer en politique, sa vie fut bien rempli et la chance lui évita souvent la mort, comme il le reconnaît lui-même. Cet élève, qui ne fut pas à la hauteur de ce que l'enseignement de l'époque demandait, parvint, grâce à sa force de caractère et au fil des épreuves militaires, à devenir un homme d'Etat exceptionnel. Il essaya en fonctions des situations    d'appliquer cette règle : "Epargner les vaincus et faire la guerre aux superbes" car "chaque fois que nous nous en départîmes, nous eûmes à en partir ; chaque fois que nous le mîmes en pratique, nous triomphâmes." 
Il disparut en 1965.

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