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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
Je vous invite à partager tout cela !

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6 mars 2008 4 06 /03 /mars /2008 10:38



Ce roman, fort court, paru aux Etats-Unis en 1970 sous le titre de Jonathan Livingston Seagull, a fait le tour du monde. Richard Bach est un ancien pilote de l'US Air Force. Son expérience des vols en haute altitude l'a aidé à rédiger ce roman paru en France en 1973.

 
Contenant quelques photos en noir et blanc de ce bel oiseau en vol, ce roman offre plusieurs lectures. Conte philosophique diront certains, roman picaresque diront d'autres…. A vous de faire votre lecture de ce roman américain composé de trois parties.
 
Première partie :
 
Un matin, alors que les goélands se disputaient les débris de poissons laissés par un bateau de pêche, Jonathan Livingston le Goéland s'exerçait à voler seul loin des autres. Son seul souci était de voler, mais voler le mieux possible comme il le dit à sa mère : " Ce que je veux, c'est savoir ce qu'il m'est possible et ce qu'il ne m'est pas possible de faire dans les airs […]. Et je ne désire pas autre chose."
Hélas, non seulement cette envie déplaît, mais aussi elle n'est pas comprise. Le père de Jonathan essaya de le ramener à la raison mais le jeune Jonathan ne parvint pas à faire comme les autres oiseaux. Alors, il tenta encore une fois de comprendre ce qu'il pouvait réussir en volant vite, mais ce fut un échec. Cela l'amena à penser que son père avait sans doute raison. Il regagna, comme il put, le rivage en volant de nuit, ce que ne font pas habituellement les goélands. Tout en réfléchissant à l'échec de son dernier vol, il comprit son erreur et vola encore et encore sachant toutefois les risques encourus : "Il fonçait à trois cent soixante kilomètres à l'heure. […] sachant que si ses ailes se dépliaient à pareille vitesse il éclaterait en mille petits morceaux de goéland."
Le matin, il volait encore et en était heureux. Il découvrit "le looping, le tonneau lent, le tonneau à facettes, la vrille inversée, la cabriole de la mouette, la roue."
Tout ce qu'il avait découvert, il voulait en faire part à la communauté des goélands car "désormais ils pourraient sortir de leur ignorance, […]. Etre libres ! "
Alors qu'il s'apprêtait à annoncer tout cela, Jonathan Livingston trouva les goélands en grande assemblée. Ces derniers lui dirent que "sa totale absence de sens des responsabilités" ne pouvait le conduire qu'à quitter le clan. Sa réponse ne fut pas entendu et Jonathan dut partir seul. Il continua d'apprendre et de découvrir.
Puis un soir, il rencontra "deux goélands-étoiles" qui après avoir accompli des merveilles, s'adressèrent à lui : " Nous sommes venus te chercher pour te mener plus haut encore, […]." Il les suivit.
 
Deuxième partie :
 
Avec les "deux oiseaux brillants", Jonathan arriva dans un endroit différent de ce qu'il avait connu jusqu'alors. Ici, il volait mieux qu'avant. Avec ses plumes "d'une éclatante blancheur et ses ailes lisses et parfaites," il étudia encore…Les oiseaux de cet endroit accueillirent favorablement Jonathan qui "comprit qu'il était le bienvenu et qu'il était désormais chez lui." Jonathan était dans un univers où les goélands "partageaient sa façon de penser."
Pendant longtemps, Jonathan oublia d'où il venait jusqu'au jour où les souvenirs revinrent. Il demanda à Sullivan ce qu'il en était des autres. Sullivan ne parla que de ce que tous avaient appris du vol et de ce que Jonathan était parvenu à apprendre en peu de temps. Alors Jonathan poursuivit son initiation et fit des progrès grâce à l'un d'entre eux. Mais un jour cet oiseau disparut. Jonathan resta avec les autres oiseaux mais éprouvait de plus en plus de la nostalgie.
 
Fletcher Lynd le Goéland volait sans être compris des autres et était pour cette raison rejeté par les siens. C'est alors qu'il entendit une voix s'adresser à lui.
 
Troisième partie :
 
Fletcher devint l'élève de Jonathan. Trois mois plus tard, "Jonathan avait six autres élèves, tous des exclus, tous intéressés par cette étrange notion nouvelle du vol pour la joie de voler." Le soir venu, il parlait avec ses élèves. Cependant, il manquait quelque chose à ses élèves : " […] aucun d'entre eux, pas même Fletcher Lynd le Goéland, n'était parvenu à admettre que le vol des idées pût être aussi réel que celui de la plume et du vent." Jonathan leur donna un conseil. Il leur fallait briser les chaînes de leurs pensées.
Un mois plus tard, Jonathan leur apprit que "le moment était venu de s'en retourner tous vers le clan."
Après un dernier conseil, ils partirent et arrivèrent au dessus de la plage du conseil. Jonathan et ses élèves ne passèrent pas inaperçus !
Le retour de ces oiseaux exclus fut rapidement connu de la communauté. Ils restèrent et Jonathan continua de donner ses leçons juste au dessus de la plage du conseil. Petit à petit, des goélands curieux et attentifs se joignirent au groupe de Jonathan. De plus en plus d'oiseaux observaient le groupe de Jonathan et l'écoutaient . Jonathan "parla de choses fort simples, disant qu'il appartient à un goéland de voler, que la liberté est dans la nature même de son être, que tout ce qui entrave cette liberté doit être rejeté, qu'il s'agisse d'un rite, d'une superstition ou d'un quelconque interdit."
 
Fletcher est un élève différent des autres. Mais, un jour, en voulant éviter un oisillon, il "vint percuter sur sa gauche, à plus de trois cents kilomètres à l'heure, contre un rocher de granit." Cependant, il "se retrouva dérivant dans un étrange ciel, sans mémoire, se ressouvenant, puis oubliant à nouveau, angoissé, , triste et navré, terriblement navré…" C'est à cet instant qu'il entendit une voix, celle de Jonathan. Fletcher fut surpris de tout ce qui venait de lui arriver car il se croyait mort. Jonathan lui proposa de rester là où ils étaient ou de retourner vers le clan. Il voulut retourner mais lorsqu'il se releva, la peur des autres oiseaux, voyant dans ce réveil quelque chose de diabolique, l'obligea à quitter ce lieu avec Jonathan. Toutefois, Fletcher se demanda comment il avait pu se trouver dans cette étrange situation en compagnie de Jonathan.
Fletcher continua d'être marqué par l'attitude du clan lors de son accident. Il finit par interroger Jonathan qui s'en expliqua.
Puis vint le jour où Jonathan estima qu'il était temps pour lui de partir. Cela angoissa Fletcher mais Jonathan lui expliqua qu'il devait poursuivre ses découvertes. Jonathan s'évanouit dans les airs. Fletcher prit alors en charge des élèves et "s'engagea sur la route qui menait à la sagesse…"

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