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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
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2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 10:40
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Livre neuvième :
 
Junon envoya de nouveau Iris auprès de Turnus qui était dans le bois de son ancêtre Pilumnus. Le roi des Rutules apprit qu'Enée avait quitté sa ville et où il se trouvait. Elle conseilla à Turnus de l'attaquer. Ayant reconnu la déesse, Turnus la remercia, puis adressa de nombreuses prières aux dieux.
 
Turnus et ses troupes se dirigèrent vers la ville des Teucères qui les aperçurent. Suivant les conseils donnés par Enée avant son départ chez Evandre, le peuple s'enferma dans la cité. Comprenant qu'aucun homme d'Enée ne viendrait dans la plaine, Turnus fit le tour de l'enceinte espérant découvrir un accès quelconque. Empli de colère, Turnus se dirigea vers la flotte troyenne, restée sur le Tibre et l'incendia.
Mais Jupiter, qui avait fait une promesse à sa mère, Cybèle, au sujet des bateaux d'Enée construits avec ses pins (arbres consacrés à Cybèle), ne les laissa pas se détruire et les métamorphosa en nymphes.
 
D'abord effrayé, Turnus déclara que les dieux adressaient un message aux Troyens et non à lui. Les Troyens ne pourraient plus partir par la mer : quant aux Rutules, la terre était en leur pouvoir.
Turnus, sûr de lui, donna d'autres arguments afin de démontrer sa force.
La nuit venue, Messape, compagnon d'armes de Turnus, fut chargé de "garnir les portes de sentinelles et d'entourer les fortifications de feux de bivouac." Mais les hommes burent pendant les relèves.
 
Ce que faisaient les soldats de Turnus était observé par les Troyens. Deux hommes, Nisus et Euryale, fidèles compagnons parlaient entre eux. L'un désirait, profitant de la nuit et de l'ivresse des gardes ennemis, retrouver Enée le plus vite possible. Euryale, qui ne voulait pas laisser Nisus partir seul, lui proposa d'agir à deux. Après leur tour de garde, ils se rendirent auprès d'Ascagne pour faire part de leur projet. Ayant l'accord d'Ascagne et la promesse de présents en cas de réussite, les deux hommes s'en allèrent. Sur le chemin, ils tuèrent de nombreux soldats de Turnus. A l'aube, Nisus déclara qu'ils se devaient de partir à cause de la lumière naissante. Mais Euryale déroba différentes parties des armes des vaincus puis les porta.
 
Alors qu'ils quittaient ce camp, Volcens, venu soutenir Turnus arrivait et aperçut les armes revêtues par Euryale à cause de leurs reflets lumineux. Interpellés par Volcens, ils prirent la fuite et furent suivis. Euryale paniqua tandis que Nisus réussit à s'échapper. Lorsqu'il vit que son ami ne le suivait plus, Nisus revint sur ses pas et l'aperçut prisonnier. Caché des autres, il lança des javelots qui tuèrent deux hommes mais il sortit de sa cachette quand Volcens voulut s'en prendre à Euryale. Cependant, celui-ci tua Euryale et fut tué par Nisus qui mourut à son tour.
 
Quand la troupe de Volcens parvint au camp des Rutules avec leur chef défunt, le massacre des deux Troyens avait déjà été découvert. Turnus et d'autres chefs rassemblèrent leurs soldats pour un combat. Les têtes de Nisus et d'Euryale furent mises au bout de deux pics et montrées aux Troyens affligés d'un tel spectacle.
La Renommée avertit le mère d'Euryale de ce malheur. Celle-ci se dirigea vers le mur d'enceinte et commença à se lamenter de ce sort. Mais, "des soldats, […], la pr[ir]ent et la transport[èr]ent entre leurs mains sous son toit."
 
Les alliés de Turnus, les Volsques, arrivèrent près du camp des Troyens pour livrer bataille. Le combat fut rude des deux côtés et Turnus mit le feu à une tour, semant le trouble chez les Troyens. La guerre continua et les morts tombèrent des deux côtés. Ascagne participa au combat et tua Rémulus, un homme audacieux.
Apollon, qui observait la scène, s'adressa à Ascagne en présence des autres soldats. L'enfant ne devait plus combattre.
Finalement, Turnus réussit à pénétrer dans le camp adverse semant la mort et une grande panique avec l'aide de Junon.
Deux compagnons, choisis par Enée, apprirent le massacre et réussirent à calmer le peuple troyen qu'ils rassemblèrent. Décidés à se battre, les hommes d'Enée poursuivirent Turnus qui dut plonger dans le fleuve pour échapper à la mort.
 
Livre dixième :
 
Jupiter, père des dieux, convoqua une assemblée divine. Il désirait connaître la cause de cette guerre faite aux Teucères contre sa volonté. Vénus, fille de Jupiter, rappela tout ce qui était arrivé aux Troyens depuis le début des hostilités et demanda pourquoi on pouvait faire changer un destin promis. Elle parla en faveur d'Ascagne, son petit-fils, qu'elle souhaitait voir soustrait à la guerre ainsi que les Troyens qu'elle soutenait.
 
Junon parla à son tour pour prendre la défense des Latins et critiqua les Troyens à qui elle reprochait l'origine de ce conflit. Elle rappela aussi les cause de la guerre de Troie : l'enlèvement d'Hélène par Pâris.
Alors, Jupiter annonça que, ce qui arriverait dorénavant serait dû aux actions des hommes seuls, puis il partit.
Alors que le siège de la ville des Troyens n'était pas en leur faveur, Enée revint auprès de son peuple, accompagné des Etrusques et de Pallas, fils du roi Evandre. Trente navires suivaient celui d'Enée.
 
Lorsqu'il s'approcha du port qu'il avait établi à son arrivée, Enée aperçut des nymphes, en nombre égal à ses anciens navires, se diriger vers lui. Parmi elle, la nymphe Cymodocée lui apprit ce qui s'était passé pour ses navires et lui dit qu'Ascagne était en difficulté. Il fallait vite arriver auprès de lui.
Enée donna des conseils pour que sa flotte se préparât à la guerre. Au moment où il aperçut sa ville et les Teucères, ceux-ci virent aussi.
 
Lorsque Turnus comprit par le comportement de ses ennemis, qu'Enée était de retour, il se dirigea avec ses hommes vers le rivage afin de chasser les arrivants. Cependant, Enée réussit à faire débarquer ses alliés et Tarchon, son compagnon étrusque, exhorta ses hommes qui obéirent malgré les difficultés.
Pendant ce temps, Turnus se plaça en face des Troyens. La bataille commença et Enée tua Théron ainsi que d'autres guerriers latins. Les deux camps paraissaient avoir une force égale.
Pallas se battit contre les Latins parmi lesquels il tua de nombreux soldats de renom.
 
Prévenu par sa sœur, Turnus se rendit auprès de Lausus, un de ses hommes, afin de prendre sa place et de se battre contre Pallas. Le jeune homme, après avoir invoqué Hercule se lança dans la bataille. Ne pouvant recevoir l'aide divine, Pallas fut tué par Turnus qui lui déroba son baudrier.
 
On vint apprendre à Enée les difficultés éprouvées par ses troupes vers lesquelles il se dirigea. Il chercha Turnus et fit quatre prisonniers qu'il immola. Puis il continua à faire de nombreux morts parmi les Rutules.
Pendant ce temps, "le petit Ascagne et ses jeunes guerriers, assiégés en vain, sort[ir]ent et laiss[èr]ent le camp."
 
Jupiter convoqua Junon et discuta avec elle. Junon demanda la permission d'intervenir en faveur de Turnus. Le dieu le lui accorda tout en lui rappelant que cela ne faisait que retarder une mort annoncée pour Turnus.
Junon, qui avait pris l'apparence d'Enée, alla près de Turnus et prit la fuite, l'obligeant ainsi à la suivre loin du camp jusqu'à ce que, parvenus tous les deux sur un navire, elle disparût dans une nuée noire. Ainsi, Turnus se retrouva seul sur le bateau dont Junon avait rompu les amarres.
 
Tandis qu'Enée cherchait Turnus pour se battre contre lui, celui-ci dérivait désespéré et persuadé d'être puni. Prêt à se donner la mort, Turnus fut sauvé par Junon et échoua près de la ville de son père Daunus.
Ce fut Mézence, conseillé de Jupiter, qui remplaça Turnus dans la lutte contre les Teucères. Ayant fait plusieurs morts parmi eux, Mézence dut affronter Enée qui le blessa. Lausus vint au secours de son père, mais le jeune homme fut tué par Enée. Mézence, qui avait été mis à l'abri après sa blessure, comprit que son fils était mort lorsqu'il entendit les pleurs de ceux qui ramenaient son corps sans vie. La peine fut plus forte que la douleur de la blessure. C'est pourquoi, il fit amener son cheval et retourna au combat. Lorsqu'il arriva près du Troyen, il lutta en vain car après un coup malheureux, Enée tua son cheval faisant tomber son cavalier. Avant de mourir, Mézence demanda à être enterré avec son fils.
 
Livre onzième :
 
Enée éleva un trophée au dieu Mars, puis demanda que soient enterrés tous les morts. Il retourna auprès de Pallas et s'adressa des reproches puisqu'il n'avait pas pu préserver Pallas de la mort, comme il l'avait promis à son père, Evandre.
Une escorte fut préparée afin de reconduire Pallas auprès de son père avec les honneurs dus à son rang. Enée plaça sur son corps "deux étoffes brodées de pourpre et d'or" données par Didon ainsi que le trésor gagné par Pallas pendant la guerre. Le jeune homme fut emmené tandis qu'Enée restait au camp.
 
Des Latins virent trouver Enée pour lui demander une trêve, le temps d'enterrer les mort. Le Troyen leur répondit favorablement et se déclara prêt à accorder la paix aux vivants car il n'avait pas désiré ce conflit.
Parmi, les Latins se trouvait Drancès, ennemi de Turnus, qui, heureux d'un tel sort annonça que ces paroles seraient rapportées à Latinus. Une trêve de douze jours fut décidée.
 
La Renommée, qui avait alarmé le peuple d'Evandre, avait préparé les habitants à ce malheur. Ceux-ci l'attendaient, torches à la main. Dès qu'Evandre vit son fils mort, il se jeta sur lui et regretta amèrement son sort, espérant que sa mort avait été précédée de la mort de nombreux Latins.
 
Des deux côtés, Troyens et Latins établirent des bûchers pour leurs morts et des funérailles furent célébrées.
Pendant ce temps, Drancès dont les pensées étaient partagées, estima que Turnus devait combattre pour ce qu'il désirait : les terres et Lavinia. Mais des voix en la faveur de Turnus se firent entendre. Pendant cette réunion, les alliés de Turnus arrivèrent et déclarèrent que tous les efforts avaient été vains et que les Latins devaient se chercher d'autres alliés ou conclure la paix. C'est pourquoi, Latinus, en colère, convoqua, dans son palais, un conseil composé de députés. Ayant sollicité une réponse de l'un d'eux, Latinus écouta la réponse de Vénulus envoyé près de Diomède. Ce dernier refuserait de se battre contre Enée et leur conseilla même de faire alliance avec le Troyen.
 
Alors, Latinus reprocha aux Latins d'avoir fait cette guerre sans issue contre des hommes dont les dieux assuraient la protection. Il proposa la fin de la guerre et déclara qu'il souhaitait offrir de la terre aux Troyens afin qu'ils s'établissent dans la paix.
Drancès, homme habile aux discours et non aux armes, reprocha à Turnus la mort de tant de guerriers illustres et proposa au roi de sceller cette paix par la mariage de sa fille avec le Troyen. Il ajouta aussi, devant Turnus présent, que celui-ci avait peur de se battre seul contre Enée. La réponse de Turnus fut immédiate : reproches à l'adresse de Drancès et rappel de ses propres actions. Turnus accusa Drancès de faire peur aux autres et nomma ceux qui faisaient encore partie de sa troupe. Il proposa même un combat singulier entre lui et Enée. Ceci mit fin au conseil.
 
Pendant qu'ils parlaient, Enée se dirigeait avec son armée vers Laurente. Turnus ordonna que ses troupes fussent prêtes et leur indiqua où se placer.
La ville était en ébullition et chacun se préparait à affronter cette nouvelle épreuve. Les femmes, dont Amata, se précipitèrent au temple pour prier la déesse Minerve.
Turnus s'arma puis partit. Camille, reine des Volsques, qui était venue rejoindre Turnus avec sa troupe, s'adressa à lui pour lui proposer un plan de bataille. Dès qu'il fut établi, chacun se plaça en vue d'une embuscade.
 
Au même moment, Diane contait à Opis, l'une de ses compagnes, l'histoire de Camille qu'elle aimait beaucoup. Comme elle savait sa mort prochaine, Diane envoya Opis armée de la flèche qui tuerait le meurtrier de Camille, confiée jadis par Métabus, son père, à elle, Diane.
 
L'armée troyenne s'approchait de la troupe ennemie dans laquelle se trouvait Camille. Lorsqu'elles furent en vue l'une de l'autre, la guerre commença. A tour de rôle, chaque armée eut le dessus, puis les hommes étant plus près les uns des autres, la guerre s'intensifia.
 
Camille, qui avait pris part à la guerre, fit de nombreuses victimes parmi la troupe d'Enée. Tandis qu'elle s'emparait des affaires de Chlorée qu'elle avait tué, Camille fut tuée à son tour par Arruns qui l'avait observée et suivie. Mais avant de mourir, elle demanda à Acca, sa compagne, d'apporter un message à Turnus. Celui-ci devait prendre sa place et repousser les Troyens.
 
Ayant observé la scène, Opis, messagère de Diane, tua Arruns, le meurtrier de Camille.
Les troupes des Rutules et des Volsques furent mises en déroute par la mort de Camille et tentèrent de regagner leur ville pour s'y réfugier. Pris de panique, les habitants de la ville fermèrent les portes sans se soucier de ceux qui se trouvaient derrière.
Après avoir appris la mort de Camille par Acca, Turnus, désemparé, quitta sa troupe pour trouver Enée sur son chemin. Le Troyen le poursuivit mais la nuit les empêcha de se battre.
 
Livre douzième :
 
Turnus, lorsqu'il comprit que les Latins perdaient, fut pris de fureur. Il alla trouver le roi Latinus et se déclara prêt à affronter Enée dans un combat singulier. Latinus essaya de calmer Turnus et lui rappela que son combat serait vain. Mais la fureur de Turnus, nullement calmée, devint plus grande. Il confirma sa volonté de combattre même si la mort lui était inévitable.
 
Amata, qui était aussi présente lors de l'entrevue de Turnus avec son mari, supplia Turnus de ne pas se soumettre à ce combat. De plus, elle menaça Turnus de mettre fin à ses jours, car elle refusait de voir Enée devenir sons gendre. En entendant ses mots, Lavinia se mit à pleurer, ce qui émut beaucoup Turnus au point de lui redonner un grand courage. Il calma Amata et envoya un messager auprès d'Enée pour lui proposer un combat singulier. Ensuite, il retourna chez lui et se prépara pour le lendemain.
 
Enée, heureux de voir ce conflit se régler de cette manière, rassura les siens puis envoya quelqu'un auprès de Latinus pour savoir ce qu'il devait faire.
Le lendemain, les deux hommes se trouvèrent sur leur champ de bataille avec leurs troupes occupées à préparer les terrain. Junon, qui observait les deux armées, s'adressa à la sœur de Turnus, Juturne. La Saturnienne (Junon) lui annonça que maintenant elle ne pouvait plus protéger Turnus de la mort. Elle invitait la jeune fille en pleurs à agir en empêchant Turnus de mourir ou en provoquant une guerre.
 
Latinus, en compagnie de Turnus et d'Enée, préparait le sacrifice des animaux aux dieux. Enée prit la parole pour demander que les siens, s'il mourait, puissent se retirer auprès d'Evandre. S'il gagnait, il désirait que les deux nations concluent une alliance. Latinus répondit favorablement à cette demande et les animaux furent sacrifiés.
 
Cependant, les Rutules continuaient à croire que le combat à venir était inégal. Juturne, la sœur de Turnus, qui avait pris l'apparence du guerrier Camers, parla. Ayant semé le doute parmi les Latins, quant à ce qui arriverait en cas de victoire d'Enée, Juturne aux pouvoirs multiples (pouvoir de métamorphose, faiseuse de prodiges) envoya un prodige : l'aigle, "l'oiseau fauve de Jupiter, volant dans l'éther rouge, poursuivait les oiseaux du rivage et dispersait leur troupe ailée sonore, quand tout à coup, s'abattant sur l'onde, l'audacieux enlève dans ses pattes crochues un cygne remarquable" qu'il dut lâcher parce que les oiseaux du rivage, qui avaient fait demi-tour, s'étaient retournés contre lui.
 
Après avoir salué ce prodige, l'augure Tolumnius commanda aux Rutules de prendre les armes et lança en même temps un trait vers les Troyens. Comme il parvint à en tuer un, la réponse ne se fit pas attendre. Une nouvelle guerre débuta et fit fuir Latinus et les prêtres avec leurs dieux.
Au milieu de cette bataille, Enée, désarmé, essayait de faire entendre raison aux siens par des paroles, mais il fut blessé d'une flèche.
 
Lorsque Turnus vit Enée quitter le camp, il reprit courage et devint plus audacieux. Il fit de nombreux morts parmi les Troyens.
Iapyx, un médecin, tentait de soigner la blessure d'Enée mais en vain. Vénus, "tout émue des souffrances iniques de son fils", fit infuser le dictame (plante médicinale) dans la rivière dont Iapyx utilisa l'eau. La plaie disparut aussitôt. C'est pourquoi, Iapyx l'incita à combattre car il affirma que la guérison était due à un dieu.
 
Après s'être armé et avoir parlé à son fils, Enée partit se battre.
Lorsqu'il arriva parmi les Latins, Enée suscita d'abord la peur de Juturne -qui s'en alla- ainsi que celle des guerriers de Turnus. Mais Enée ne cherchait pas à les tuer, il désirait seulement combattre avec Turnus. Juturne protégea son frère du combat. Comprenant cette ruse, Enée s'adressa au dieu Jupiter, puis décida de combattre d'autres Rutules. Chacun de son côté, empli d'une force nourrie par la colère, sema la mort.
 
Enée, influencé par sa mère, se dirigea avec son armée vers Laurente afin de demander l'exécution de pacte (combat singulier avec Turnus).
Parvenu aux murs de la cité, Enée s'adressa à Latinus et déclara que les Rutules avaient rompu le pacte pour la seconde fois. Personne ne savait que faire et agissait de manière contradictoire.
 
La reine Amata, voyant l'ennemi arriver sans l'intervention des Rutules et de leur chef, pensa que Turnus était mort. Persuadée d'être la cause de tous ces événements, elle se suicida. Cette nouvelle se répandit bien vite et le désespoir sema le désordre dans les esprits latins. A son tour, Latinus se fit des reproches.
 
Pendant ce temps, Turnus se battait. Ne sachant plus que penser, il écouta les conseils de sa sœur qui avait pris l'apparence de Métisque (un soldat de Turnus). Mais il la reconnut et lui fit part de sa volonté d'arrêter le combat.
L'arrivée du guerrier Sacès, qui lui apprit tous les malheurs survenus (suicide d'Amata, désespoir de Latinus…), provoqua la colère de Turnus. Il était décidé à se battre avec Enée.
 
Laissant sa sœur désespérée, Turnus se jeta dans la bataille pour se diriger vers la ville. Au milieu des soldats, il demanda l'arrêt des combats et annonça de nouveau sa volonté de se battre contre Enée.
Lorsque la plaine fut dégagée, Turnus et Enée purent combattre. Mais Turnus, dont le fer se cassa, chercha à fuir. Il appela les Rutules afin que l'un d'eux lui rendît son épée, mais la menace d'Enée à leur égard, les en empêcha.
 
L'intervention de la sœur de Turnus ne lui profita pas, car Vénus intervint à son tour. Le combat s'intensifia.
Jupiter commanda à Junon de cesser de prendre part au combat. Sa douleur bien que compréhensible, ne pouvait rien changer au destin. Elle obéit mais demanda que la victoire ne voie pas la disparition du nom des Latins, ni de leur langue, ni de leur coutume. Elle désirait que ce peuple soit fort grâce aux Latins. Jupiter lui accorda cette faveur et lui annonça la reconnaissance de ce peuple qui honorerait la déesse Junon.
Jupiter mit fin à l'intervention de Juturne pour Turnus.

Le combat continua jusqu'à ce que Turnus fût à terre. Celui-ci supplia Enée de ne pas mettre fin à ses jours et reconnut sa force. Mais lorsque Enée aperçut sur Turnus les armes de Pallas, il le tua.

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