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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
Je vous invite à partager tout cela !

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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 10:16

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Livre sixième :

 
Parvenu à Cumes, Enée laissa ses hommes pour se rendre auprès de la Sibylle. A son arrivée, elle lui demanda de faire une prière pour connaître l’avenir. La prêtresse put alors faire ses prédictions : de grandes difficultés attendaient les Troyens, mais sur la terre. Enée affirma qu’il savait déjà cela et dit qu’il souhaitait l’aide de la Sibylle pour descendre aux enfers afin d’y voir son père. Il lui fallait, selon les conseils de la prêtresse, apporter un rameau d’or qu’il n’était pas possible à tous de cueillir. Mais il devait avant tout enterrer un de ses hommes, Misène. Tandis que tout était préparé pour cette cérémonie mortuaire, Enée vit deux colombes, oiseaux de sa mère, qui l’aidèrent à trouver le rameau. Enée retourna auprès de la Sibylle qui accomplissait des sacrifices aux dieux. Suivant les conseils de celles-ci, Enée sortit l’épée de son fourreau et la descente aux enfers commença.
 
Dans ce monde étrange, le chemin les mena jusqu’à Charon au sujet duquel Enée demanda une explication. Il rencontra Palinure (pilote d’un navire troyen tombé en mer) qui sollicita Enée afin de franchir le Styx, mais la Sibylle le rabroua. Ils parvinrent sur les bords du fleuve auprès de Charon, que la prêtresse dut rassurer grâce au rameau d’or, ce qui leur permit de franchir le Styx. Après avoir endormi le chien Cerbère avec « un gâteau soporifique composé de miel et de graines préparées », ils arrivèrent dans le Champ des Pleurs où Enée revit Elissa (Didon) qui l’ignora et « s’enfuit, hostile, dans la forêt ombreuse, où son premier époux, Sychée, répond[it] à ses soins […] ». En continuant le chemin, ils parvinrent au Champ des Guerriers où Enée rencontra d’anciens soldats. Ils passèrent aussi les Tartares. Ils arrivèrent enfin aux Champs Elysées, mais durent laisser l’offrande (rameau d’or) à l’entrée.
 
Dans cet endroit qui était magnifique et reposant, Enée put voir son père. Celui-ci, occupé à contempler les générations futures se dirigea vers son fils dès qu’il l’aperçut. Heureux de sa venue, il lui fit part de ce qu’il savait sur lui. Emu, Enée voulut prendre son père dans les bras, mais n’y parvint pas, car celui-ci était devenu une ombre. Lui ayant tout appris sur l’origine du monde, Anchise conduisit son fils et la Sibylle auprès d’une foule nombreuse. Là, il lui montra dans l’ordre toutes les générations à venir qui feraient la grandeur de Rome. Lorsque Anchise eut tout révélé à son fils, il l’accompagna avec la Sibylle à la sortie des enfers.
 
Livre septième :
 
Enée célébra les funérailles de sa nourrice, Caiète, puis reprit la mer en évitant Circé. Il accosta sur les rives du Tibre.
Lorsque Enée aborda dans le Latium, cette région comptait plusieurs rois. Parmi eux, Latinus, père de Lavinia, sa seule héritière, faisait régner la paix dans la région. Grâce à des prodiges, un devin put lui annoncer l’arrivée d’un héros étranger ainsi qu’un avenir brillant mais précédé par une grande guerre. Effrayé par une telle prophétie, Latinus se rendit auprès de Faunus, son père, qui lui apprit qu’il ne devait pas unir sa fille à Turnus, rois des Rutules, mais à l’étranger qui arrivait.
 
Pendant ce temps, Enée et ses compagnons s’attablaient. « Tous les mets épuisés, la faim les poussa à mordre dans ces légers gâteaux » qui leur servaient de table, ce qui fut remarqué par Ascagne. Enée comprit alors qu’ils étaient parvenus sur la terre promise. A l’annonce de cette nouvelle, ils firent des libations et rendirent hommage aux dieux.
 
Le lendemain, tout fut préparé pour construire une ville et des hommes furent envoyés auprès du roi Latinus.
Leur ayant souhaité la bienvenue, Latinus leur demanda ce qu’ils désiraient. L’un des hommes, Ilionée, répondit que son peuple souhaitait demeurer dans la paix, parmi eux, sur la terre de leur ancêtre Dardanus. Latinus, favorable à leur établissement, le leur accorda et déclara qu’il désirait voir Enée, car sa fille lui était destinée. Les hommes reçurent des chevaux en cadeau.
 
Junon, l’épouse de Jupiter, aperçut les Troyens occupés à leur installation. Emplie de colère, elle invoqua la furie des enfers, « la funeste Allecto, qui se plaît aux tristes guerres, au ressentiment, aux embûches et aux accusations calomnieuses ». Sur l’ordre de la Saturnienne (Junon), elle se rendit auprès d’Amata, épouse de Latinus et lui jeta un sort. Lorsque Amata, qui était venue voir son mari, comprit qu’elle ne le ferait pas changer d’avis, « elle se précipit[a] dans les bois, et cach[a] sa fille dans les montagnes couvertes de frondaisons, […] ».
 
La déesse infernale, Allecto, estimant avoir assez troublé Amata, gagna la demeure de Turnus. Porteuse du message de Junon, elle incita Turnus à faire la guerre, puis offensée par la réponse de celui-ci, Allecto lui fit peur. Il se prépara à la guerre.
 
Allecto abusa encore de son pouvoir. Profitant d’une partie de chasse, elle causa le premier malheur des Troyens. Par sa faute, Ascagne blessa le superbe cerf de Tyrrhus. L’animal apeuré se dirigea vers la maison où il fut aperçu, avant de mourir, par Silvie, fille de Tyrrhus. Les cris de la jeune fille ameutèrent les membres de sa famille.
 
Observant toujours la scène, Allecto sonna dans une trompe, le signal pastoral qui regroupa les deux camps, bergers et Troyens. Une bataille débuta et les premiers morts tombèrent. Ayant accompli les vœux de Junon, Allecto alla la voir et se déclara prête à agir de nouveau. Junon estima qu’elle pourvoirait elle-même à de nouvelles actions si cela était utile et c’est ce qu’elle fit.
 
Les bergers qui avaient pris part aux combats aux côté des fils de Tyrrhus, allèrent à Laurente et amenèrent auprès de Latinus les premiers morts qui permirent à Turnus de parler en sa faveur : il voulait la guerre. Mais Latinus, fidèle aux prophéties de Faunus, déclara que Turnus était dans son tort puis il quitta le palais.
 
Comme le roi Latinus refusait d’ouvrir les portes du temple de la guerre, Junon « poussa de sa propre main les portes rétives, et, […] enfonça les battants de fer de la guerre ». Tous se préparèrent à la guerre. Parmi ces hommes se trouvèrent Mézence, roi de Céré et son fils Lausus et tant d’autres encore. Toutes les troupes des différentes régions de l’Italie étaient prêtes à la guerre.
 
Livre huitième :
 
Turnus, aidé par d’autres chefs tels que Messape et Mézence, réussit à enrôler tout le Latium. Partout de nouvelles troupes se joignirent à lui.
 
La nuit fut favorable à Enée puisque le dieu du fleuve, le Tibre, lui apparut en songe pour le conseiller. Le dieu le rassura et lui annonça à quel moment il pourrait fonder sa ville : « […] apprends que tu vas trouver, sous les yeuses du rivage, une laie énorme, avec trente petits qu’elle a mis au monde, couchée, toute blanche, sur le sol, et ses blancs nourrissons autour de ses mamelles ». Il l’invita à se rendre à Pallantée chez le roi Evandre, en guerre contre les Latins, auprès de qui Enée trouverait un allié. Le matin venu, Enée obéit au dieu du fleuve qu’il invoqua et prépara deux bateaux afin de rendre visite au roi Evandre.
 
Dans la forêt, Enée aperçut une laie blanches avec ses petits qu’il immola à Junon.
 
Le voyage sur le fleuve Tibre mena Enée et ses hommes auprès d’Evandre. Celui-ci, dans les bois, en compagnie de son fils Pallas et de quelques hommes, offrait un sacrifice à Hercule, victorieux de Cacus.
Lorsqu’ils aperçurent les bateaux d’Enée, ils prirent peur et se levèrent. Pallas se dirigea vers les navires et interrogea Enée sur les raisons de sa venue. En tendant un rameau d’olivier, signe de paix, Enée expliqua qui ils étaient et pourquoi ils venaient. Pallas les conduisit à son père.
 
Après avoir rappelé les liens familiaux qui les unissaient, Enée demanda le soutien d’Evandre afin de se battre contre Turnus et ses troupes. Evandre répondit favorablement à Enée en souvenir du passé. Il avait, en effet, connu Anchise, père d’Enée, qui lui avait fait un cadeau et qu’il admirait beaucoup.
 
Evandre invita ensuite Enée et ses hommes à un repas afin de célébrer la victoire d’Hercule sur Cacus, dont Evandre raconta l’histoire. Le festin continua parmi les chants et les prières. Après cette cérémonie, ils regagnèrent à pied la ville au sujet de laquelle Enée posa des questions. Evandre narra l’origine de sa cité à laquelle Saturne contribua. Ils parvinrent à la maison du roi Evandre qui reçut Enée.
 
La nuit venue, Vénus, dont la crainte pour Enée était grande, rendit visite à son époux Vulcain. Elle lui demandait de construire des armes pour son fils Enée. Après avoir reçu de sa femme des faveurs, Vulcain se dirigea vers l’île des Cyclopes. Ceux-ci, occupés à façonner d’autres armes, durent interrompre leur travail pour se consacrer, selon la volonté de Vulcain, aux armes d’Enée.
 
Le matin, Evandre parvenu auprès d’Enée, lui rappela ses promesses. Il lui conseilla aussi de se rendre dans une ville étrusque, Agylla, durement éprouvée par le cruel Mézence. Enée trouverait auprès d’eux un soutien. En effet, suivant la prédiction d’un haruspice, un chef étranger leur apporterait l’espoir et la victoire. Evandre promit que Pallas, son fils partirait avec lui ainsi qu’une troupe nombreuse.
 
A peine eurent-ils fini de parler qu’un bruit infernal les troubla. Enée reconnut sa mère qui lui annonçait une guerre prochaine et les armes promises façonnées par Vulcain.
 
Après avoir rendu hommage aux dieux, Enée retourna à ses vaisseaux afin de choisir quelques guerriers pour partir. Deux chevaux furent offerts au Troyen avant son départ.
 
Le bruit de la guerre se répandit. Evandre adressa une prière à Jupiter afin qu’il maintienne en vie son fils Pallas qui le quittait.
 
Une partie du trajet accomplie, Enée et sa troupe se reposèrent dans un bois près du fleuve Céré. C’est dans cet endroit que Vénus vint donner les armes à son fils qui les contempla longuement. Parmi elles, se trouvait le bouclier divin dont l’extérieur portait toute l’histoire à venir de Rome. Enée prit ces armes qui portaient son avenir dont il n’avait pas conscience.
 

FIN DE LA TROISIEME PARTIE

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