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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
Je vous invite à partager tout cela !

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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 10:12

Ce verbe vient du latin classique tornare préfixé de ad, qui signifie « façonner au tour » d’où le sens de « arrondir » et au sens figuré « tortiller ».

 
En Ancien Français, ce verbe conserve d’abord le sens étymologique de « tourner ».
Il signifie aussi « arranger tout autour » d’où le sens de « préparer, équiper ». C’est pourquoi, il est synonyme dans le domaine culinaire de conreer et d’apareillier. Dans le domaine militaire, il a le sens de « munir » et devient synonyme de garnir. Dans le domaine vestimentaire, il veut dire « habiller ».
Il a aussi le sens de « disposer, attribuer » et « régler, assigner ».
 
Le verbe sort de l’usage en Moyen Français. Il est mentionné de nouveau dans la première édition du dictionnaire de l’Académie française en 1694. Dans ce cas, il a seulement le sens de « orner, parer une femme », mais il ne se dit plus dans un style sérieux. Le verbe apparaît dans la quatrième édition du dictionnaire de l’Académie française en 1762. Il a toujours le même sens et s’emploie par plaisanterie. Il n’existe plus qu’au participe passé.
Au XX e siècle, il est toujours d’usage pendant l’entre-deux-guerres, mais régionalement et au participe passé uniquement.
 
Il existe un dérivé :
Ator, déverbal : le sens premier est celui de « préparatifs, équipement » lorsque l’on parle du domaine militaire.
Dans le domaine vestimentaire, il signifie « ornement, toilette ».
Il a enfin le sens de « entourage » et « règlement, ordonnance ».
 
Au XV e siècle, l’expression damoiselle d’atour, dame d’atour apparaît et désigne une femme chargée de présider à la toilette d’une reine.
A la même époque, il désigne une coiffure portée par les femmes nobles.
En Français Classique, le mot est dit vieilli et apparaît seulement dans le style burlesque avec le sens de « ornement ».
En Français Moderne, il a encore le sens de « toilette ». Ce substantif masculin se rencontre souvent au pluriel dans l’expression « parée de ses plus beaux atours ». Il signifie alors « toilette et parure féminine », mais son emploi est plutôt ironique.

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commentaires

Bernie 27/02/2008 07:53

L'évolution des moeurs fait que les "atours" s'allégent et qu'on se détourne du superflu par rapport à la vie moderne. Je veux dire, par exemple, qu'une robe à crinoline serait mal venue pour s'installer très vite dans une voiture mal garée.