Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

Présentation du Blog

Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
Je vous invite à partager tout cela !

Recherche

Archives

Pages

25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 10:09

Source

Livre troisième :

 
Enée fit construire vingt navires pour partir dès qu’Anchise le demanderait.
 
Arrivé en Thrace, tandis qu’il faisait des sacrifices aux dieux, Enée entendit des gémissements venant de la terre : Polydore, fils de Priam, lui apprit comment il avait été tué. Après avoir célébré le mort, lui et ses gens repartirent.
 
Ce nouveau voyage les conduisit à Délos où l’oracle leur annonça où aller. Mais Anchise, interprétant mal ces paroles, les emmena en Crète. De plus, la maladie et la famine semèrent le doute parmi le peuple. En songe, la réponse parvint à Enée : en Italie se trouverait la nouvelle patrie. Enée rapporta ces paroles à son père.
 
Ils repartirent mais une tempête les conduisit sur de mauvaises rives : les îles Strophades où les Harpyes les empêchèrent de manger. C’est pourquoi, ils les chassèrent mais Céléno leur prédit le signe qui leur indiquerait qu’ils sont bien arrivés en Italie : « Mais vous ne ceindrez point de murailles la ville qui vous est destinée, avant que la faim cruelle, […] ne vous force à briser à coups de dent et à dévorer vos tables. »
 
Ayant réussi à s’enfuir, ils se purifièrent et s’adonnèrent à des jeux gymniques.
Enée apprit alors qu’il était en Epire où vivait Hélénus, fils de Priam. Il laissa sa flotte et se rendit auprès de lui. Il rencontra Andromaque qui « offrait aux cendres d’Hector un sacrifice solennel et des libations funéraires. » Elle le reconnut et l’interrogea sur la raison de sa venue.
 
L’arrivée d’Hélénus mit un terme à leur entretien. Hélénus permit à Enée de connaître son avenir et l’aida pour son nouveau départ. Enée prit une nouvelle fois la mer et aborda une autre terre : la Sicile sur le terre des Cyclopes.
En arrivant à Drépane, Enée perdit son père.
 
« C’est ainsi que le vénérable Enée, […], retraçait les destins envoyés par les dieux […]. Il se tut enfin et termina là son récit. »
 
Livre quatrième :
 
Le reine de Carthage, Elissa, avoua à sa sœur Anna son amour pour le Troyen et son impossibilité à l’aimer puisque veuve. Cette dernière lui conseilla de céder à ce sentiment car elle mettrait fin aux menaces de guerre.
 
La reine succomba à cet amour et ne s’occupa plus de sa ville : « Les tours commencées ne s’élèvent plus ; […] ; le port et les remparts de défense militaire restent en plan ; […] ».
 
 Ayant appris ce qui se passait, Junon protectrice de Carthage, trouva un compromis avec Vénus qui ne connaissait pas les vœux de Jupiter (annonce de l’établissement du peuple de Troie en Italie, fondation de Rome par Romulus et Rémus….).
 
Le lendemain, tous partirent à la chasse et Junon appliqua le plan prévu : une pluie d’orage permit à Didon et Enée d’être seuls dans une grotte. L’amour grandit dans le cœur d’Enée et la Renommée se chargea de répandre la nouvelle qui parvint jusqu’aux oreilles d’Iarbas, l’un des prétendants de Didon. Ce roi adressa en sa faveur une prière à Jupiter qui envoya Mercure auprès d’Enée afin de lui ordonner son départ de Carthage.
 
Après avoir entendu le message du dieu, Enée convoqua certains de ses hommes et leur ordonna d’être prêts à partir. Cette même Renommée prévint d’un départ certain, Elissa qui se rendit auprès d’Enée afin de le retenir, mais elle n’y parvint pas. Enée, tout en reconnaissant son amour pour elle, avoua qu’il devait obéir à la volonté des dieux : partir pour l’Italie. La reine céda alors à la colère puis partit.
 
Enée continua les préparatifs que la reine observait. Celle-ci envoya sa sœur après du Troyen afin de le supplier encore, mais ce fut un échec. Didon, désespérée, vit de funestes prodiges annonceurs d’une mauvaise fortune. En secret, elle prépara sa mort et demanda à sa sœur de construire un bûcher sur lequel elle déposerait les affaires du Troyen. Elle disait ainsi utiliser la magie d’une prêtresse. Alors, seule, elle poursuivit les préparatifs de sa mort en murmurant son désespoir et en implorant les dieux.
 
Enée rêva encore : Mercure lui ordonnait de partir sur le champ. Il fut obéi. Pendant ce temps, Didon souhaita tous les maux à Enée et à sa descendance puis finit par se donner la mort. « Elle adresse quelques mots à Barcé, nourrice de Sychée […] : « Chère nourrice appelle ici ma sœur Anne ; dis-lui de répandre en hâte une eau vive sur son corps, et d’amener avec elle les victimes et les offrandes expiatoires ; qu’ainsi seulement elle vienne ; […]. » ».
Lorsque sa sœur, Anna arriva, Didon était en train de mourir. « Alors Junon toute-puissante, ayant pitié de ses longues douleurs et de sa mort pénible, envoya Iris » pour abréger ses souffrances.
 
 
Livre cinquième :
 
Alors qu’ils étaient sur la mer, une tempête troubla leur parcours et les conduisit sur le rivage de la Sicile où Aceste les accueillit. Sachant qu’il se trouvait près du lieu où était mort son père, Anchise, Enée lui rendit hommage et prépara des sacrifices pendant lequel un prodige (un serpent qui surgit du sanctuaire puis disparaît dans un tombeau après avoir effrayé tout le monde) eut lieu.
 
Le lendemain fut consacré aux jeux funèbres : d’abord une course de bateaux, puis après avoir remis des récompenses aux vainqueurs, Enée annonça les prix pour le jeu suivant. Il s’agit d’une course à pied. A ce jeu succéda une nouvelle épreuve : un combat avec des cestes (sorte de coup-de-poing américain) interrompu par Enée afin d’éviter la mort d’un homme. Chacun reçut un prix. Un nouveau jeu fut mis en place : le tir à l’arc. Pendant ce concours, un nouveau prodige survint.
 
Ces jeux, en hommage au père d’Enée, se terminèrent par un carrousel avec des enfants. Tandis que les femmes, à l’écart, rendaient hommage à Anchise, Junon envoya Iris parmi elles. Les Troyennes « demandent une ville, sont lasses de supporter les fatigues de la mer. » Métamorphosée en Béroé, Iris, la messagère de Junon, ajouta ses fausses lamentations à celles des femmes. Mais Pyrgo, « la nourrice royale de tant d’enfants de Priam », reconnut en elle la divinité : celle-ci incita les femmes à incendier la flotte. C’est ce qu’elles firent.
 
Mais Enée et son fils tentèrent tout contre le feu et reçurent l’aide de Jupiter. Plusieurs bateaux furent ainsi sauvés. Enée douta alors, devait-il continuer ce voyage ? Sur les conseils de Nautès, Enée laissa sur place les vieillards et les femmes fatiguées, puis partit.
 
Ce conseil fut confirmé par Anchise qui lui apparut en songe et lui dit : « Aborde auparavant les demeures infernales de Dis, et, par les profondeurs de l’Averne, viens, mon fils t’entretenir avec moi. […]. Alors tu connaîtras toute ta postérité et les remparts qui te sont assignés ».
 
Le départ est alors préparé. « Pendant ce temps, Enée traç[a] avec la charrue, l’enceinte de la ville, et tir[a] au sort l’emplacement des demeures ; […]. ». Les Troyens partirent et Vénus demanda à Neptune d’être enfin favorable à son fils et de ne plus écouter Junon. Elle fut entendu mais lors de la traversée il y eut une victime. Palinure tomba dans la mer et Enée dut le remplacer.
 

FIN DE LA DEUXIEME PARTIE

Partager cet article

Repost 0

commentaires