Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

Présentation du Blog

Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
Je vous invite à partager tout cela !

Recherche

Archives

Pages

11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 11:53

Source
Panaït Istrati est né dans le port du Danube roumain, Braïla, le 10 août 1884 d'une mère blanchisseuse roumaine et d'un père épicier contrebandier grec. Quand il eut seulement neuf mois, son père les abandonna et fut tué peu après lors d'une opération de contrebande.

 
Sa mère accompagné de son fils, partit chez l'un de ses frères qui s'occupait de la ferme familiale. La misère accompagna souvent leur quotidien.
 
Alors qu'il venait d'avoir sept ans, la mère de Panaït Istrati regagna Braïla où elle reprit son métier de blanchisseuse.
Panaït Istrati alla à l'école jusqu'à l'âge de quatorze ans. Il fut bon élève et se découvrit une passion : la lecture.
Dès l'âge de treize ans, il commença, pour aider sa mère, à gagner sa vie comme garçon de magasin, apprenti aux ateliers des docks, peintre en bâtiment et de nombreuses autres professions encore…
 
Ensuite, il commença à voyager. A vingt ans, il se trouva à Budapest où il prit contact avec le mouvement socialiste. En 1905, il participa à la grande manifestation de solidarité avec la Révolution russe.
De 1906 à 1912, il alla ici et là parfois accompagné de son ami Mikhaïl Mikhaïlovici Kazanki : Egypte, Proche-Orient et Europe….
Il collabora au journal La Roumanie ouvrière, devint secrétaire du Syndicat des dockers de Braïla et organisateur de la grève de 1910 avec Jeannette Maltus qui devint sa femme.
 
Atteint de tuberculose, il dut être hospitalisé.
En 1913, il séjourna à Paris chez Georges Ionesco. Trois ans plus tard, il séjourna à Leysin dans un sanatorium où il apprit le français grâce à un dictionnaire.
 
Les dernières années de la guerre furent difficiles. Malade, déprimé, déçu par l'amitié perdue de son ami Mikhaïl Mikhaïlovici Kazanki, il erra un peu partout.
En 1919, alors qu'il découvrit l'œuvre de Romain Rolland, il apprit la mort de sa mère.
 
En 1920, il se retrouva à Nice en tant que photographe. Il fit une tentative de suicide, mais grâce à une lettre trouvée sur lui et non envoyée à son destinataire, Romain Rolland, il fut sauvé. Quand Romain Rolland eut connaissance de cette lettre, il lui répondit et l'encouragea à écrire. Ce fut fait. En 1923, Kira Kyralina fut publié et préfacé par Romain Rolland.
 
En 1924, il se maria avec Anna Munsch. Un an plus tard, il retourna en Roumanie où il eut à affronter les attaques violentes de la presse réactionnaire roumaine.
Lorsqu'il revint à Paris, il dénonça les atrocités commises en Roumaine.
En 1926, membre du comité pour la défense des victimes de la Terreur blanche dans les Balkans, il participa à la réunion antifasciste "Italie aux fers".
Il effectua d'autres séjours en sanatorium, la tuberculose étant toujours présente.
 
En 1927, il s'exprima contre l'exécution de Sacco et Vanzetti durant un meeting. Ce même année, en octobre, il partit pour Moscou où il avait été invité à l'occasion des cérémonies célébrant la Révolution d'octobre.
L'année suivante, il fut bien accueilli lors de son séjour à Athènes où il devait donner des conférences, mais il eut droit à des attaques de la presse gouvernementale grecque pour avoir rendu visite à des détenus politiques et à des malades dans des hôpitaux. L'affaire prit de telles proportions qu'il dut quitter la Grèce.
 
Il retourna en Russie où il poursuivit son voyage à travers tout le pays. Il lui fut impossible de fermer les yeux sur la réalité. C'est pourquoi, en 1929, de retour à Paris, il publia Vers l'autre flamme. Cet ouvrage, qui est en fait rédigé en collaboration avec Boris Souvarine et Victor Serge, était une critique de la réalité de la dictature stalinienne dont il a devinée l'ampleur. Cette révélation de l'arbitraire du régime soviétique ne lui valut que des ennemis, entre autres, les intellectuels du P.C.F. totalement aveugles quant à la réalité du moment.
 
Jusqu'à sa disparition, Panaït Istrati, non seulement resta seul, mais aussi demeura toujours du côté de victimes.
En 1930, à Paris, il prit connaissance de la campagne de presse de la gauche française qui l'accusait de trahison et –comble de l'ironie- de mensonge. Cela le sépara jusqu'en 1934 de l'amitié de Romain Rolland. Il retourna en Roumaine mais rien ne se passa bien pour lui. Puis en 1932, ayant l'espoir de refaire sa vie, il se maria avec Margareta Izesco et s'installa peu après à Bucarest.
Il reprit, en 1934, la correspondance avec Romain Rolland. De nouveau malade, délaissé, il mourut à Bucarest le 16 avril 1935 dans une Europe en train de plonger, entre autres, dans le cauchemar nazi. Il fut enterré à Bucarest.
 

Cet auteur de l'entre-deux-guerre sombra rapidement dans l'oubli malgré la qualité littéraire de son œuvre et surtout parce que ses écrits furent interdits en France pendant la Seconde Guerre mondiale et en Roumanie sous le régime communiste : avoir raison avant les autres n'est jamais porteur de reconnaissance ! Il est urgent de redécouvrir cet écrivain surnommé par les communistes français le Gorki des Balkans.

Partager cet article

Repost 0
Published by Clélie - dans Biographies
commenter cet article

commentaires