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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
Je vous invite à partager tout cela !

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27 janvier 2008 7 27 /01 /janvier /2008 11:27



Vers 837 à 1250 :

Le matin, "une foule de guerriers se pressa autour du palais, les chefs accoururent de loin ou de près", afin de regarder "les restes de l'ennemi." Beowulf avait triomphé de l'ogre. Cet événement fut beaucoup fêté : chant, courses de chevaux, récit des exploits de Beowulf.
Un cavalier de Hrothgar entreprit de faire un poème de louange en reprenant l'ancienne victoire de Sigemund sur un dragon afin de mieux associer la victoire toute récente de Beowulf sur l'ogre.
Un festin eut lieu durant lequel le roi Hrothgar remercia vivement Beowulf pour le combat victorieux qu'il avait conduit mettant fin ainsi à des années de tuerie. Il lui dit : "Désormais je te veux, Beowulf, toi le plus noble d'entre les hommes, pour mon propre fils, t'adopter de tout cœur."
Le roi Hrothgar souhaitait récompenser grandement Beowulf. Le chef des Gauts répondit qu'il avait agi par bienveillance. Il aurait voulu que le roi pût voir chaque moment de ce terrible combat.
La salle festive, endommagée par Grendel, fut richement décorée afin de recevoir les hôtes. Hrothgar vint et fit de nombreux présents à Beowulf et ses compagnons. Puis l'aède de Hrothgar récita un poème : dans le palais de Finn, le Frison, lors du mariage de celui-ci avec la Danoise Hildeburh, un massacre eut lieu. Presque tous les compagnons de Finn périrent dans cette lutte. Un compromis fut trouvé et les morts furent brûlés. Mais une autre bataille coûta la vie à Finn. La jeune veuve fut enlevée et ramenée sur sa terre natale. Ainsi prit fin le poème de l'aède.
Le festin se poursuivit. L'épouse du roi Hrothgar, Wealhtheow, s'adressa à Beowulf : " […], montre-toi généreux envers les Gauts en songeant aux présent que tu possèdes, d'origine proche ou lointaine." La reine vit en Hrothulf, neveu de son mari, un protecteur.
Beowulf fut invité à sceller l'amitié en buvant la coupe. Le chef des Gauts reçut de nouveaux présents offerts par la reine : collier, tunique et anneaux. La reine Wealhtheow lui souhaita tout le bonheur possible et lui donna quelques recommandations.
Le festin s'acheva, la salle fut débarrassée et préparée pour la nuit.
 
Vers 1251 à 1650 :
Chacun trouva le sommeil, mais la mère de Grendel, "hargneuse et vorace", vint au palais du roi Hrothgar afin de venger la mort de son fils. Elle attaqua et "se dépêcha de saisir l'un des princes […] avant de déguerpir vers les marais." L'ami le plus cher du roi Hrothgar venait de perdre la vie.
Comme Beowulf avait dormi dans une autre pièce après sa victoire, on l'envoya chercher pour l'informer de cette nouvelle attaque. Hrothgar, lui apprit que son meilleur ami, Aeschere, avait perdu la vie durant la nuit, victime d'une "bête hideuse." Le roi, Hrothgar fit la description de "deux créatures […] gigantesques coureurs des confins, maîtres de la lande [qui] vivent à l'écart : […] où un torrent dévale et s'engouffre dans les ténèbres des rochers, flot courant sous la terre." Personne ne s'est jamais rendu dans cet endroit où devra pourtant aller Beowulf.
Beowulf parla et proposa de partir immédiatement sur les pas de cette créature avec le roi, Hrothgar. Tout fut préparé pour cette expédition. Les Danois et les Gauts partirent ensemble.
Quand ils parvinrent "sur le rebord du gouffre", ils virent la tête d'Aeschere qui avait été tué par la mère de Grendel. L'endroit était effrayant. Les hommes "aperçurent près de l'eau comme de nombreux serpents, d'étranges dragons fouillant l'étang, tandis que sur les corniches s'étalaient de ces monstres qui, vers la troisième heure, lancent leur raid cruel sur la route des voiles – reptiles et bêtes sauvages." Un monstre fut tué tandis que "Beowulf se revêt[ait] de son armure de preux sans montrer la moindre peur."
Bien armé Beowulf rappela les promesses faites par le roi Hrothgar, s'il venait à mourir au combat. Beowulf plongea alors dans le lac.
La mère de Grendel perçut rapidement une présence humaine sur son territoire. L'armure de Beowulf empêchait l'ogresse d'attraper le guerrier gaut, c'est pourquoi elle l'entraîna dans son repaire.
Beowulf se retrouva "dans une sorte de grand-salle peu amène où il échappa à l'élément liquide." Beowulf aperçut un foyer, puis "la puissante femelle de l'étang." Il la frappa d'un grand coup de son épée mais rien n'y fit. Il abandonna cette épée pour se livrer à un corps à corps. Beowulf fut sauvé par "le corselet aux mailles entrelacées, " qu'il portait.
Beowulf aperçut alors "une antique épée […] chef d'œuvre des Titans." Il s'en saisit et parvint à tuer la mère de Grendel.
Victorieux, il coupa aussi la tête de Grendel dont le cadavre gisait là.
Pendant ce temps, les hommes de Hrothgar observaient l'étang. Quand ils virent l'eau devenir rouge, ils songèrent que Beowulf avait perdu. Alors que les hommes de Hrothgar quittèrent les lieux, les hommes de Beowulf, affligés, restèrent là à regarder l'étang.
L'épée se détruisit "sous l'effet du sang." Beowulf partit n'emportant que la tête du monstre et la poignée du glaive qui ne s'était pas détruite. Il nagea et retrouva ses compagnons. Le lac s'était enfin apaisé.
Les compagnons de Beowulf et leur chef retournèrent au palais du roi Hrothgar et entrèrent dans la grand-salle.
 
Vers 1651 à 1887 :
Beowulf offrit au roi ce qu'il avait rapporté de la demeure de l'ogresse. Puis il raconta son combat dont il avait pu sortir victorieux grâce à Dieu et à l'épée antique.
Sur la poignée de ce glaive était gravée "le début de la discorde des premiers temps quand le déluge noya sous un raz de marée la race des Titans."
Hrothgar prit la parole et rendit hommage à Beowulf. Il lui rappela à travers l'histoire du mauvais roi danois, Heremod, quels sont les devoirs à accomplir et les erreurs à éviter quand la victoire survient.
Beowulf est invité à prendre part au festin. L'heure de se reposer arriva.
Beowulf rendit à Hrunting l'épée qu'il lui avait prêtée pour affronter l'ogresse et qui n'avait pu être efficace. Il le remercia de lui avoir laissé, le temps d'un combat une telle arme.
Beowulf et ses hommes étaient prêts à reprendre la mer. Le chef des Gauts adressa quelques mots à Hrothgar avant le départ. Beowulf annonça que si le peuple du roi Hrothgar se trouvait une nouvelle fois en danger, il viendrait avec d'autres hommes lui porter secours pourvu qu'il l'apprenne. Il ajouta que le fils aîné du roi, Hrethric, pouvait se rendre dans son pays s'il le désirait.
Hrothgar reconnut dans les propos de Beowulf, la sagesse et la qualité de cet homme. Il vit en lui un héritier du peuple des Gauts. Grâce aux exploits de Beowulf, les deux peuples "jouiront d'une paix mutuelle."
Hrothgar offrit "douze présents magnifiques" à Beowulf. Le roi Hrothgar pleura en se séparant de Beowulf car il savait qu'ils ne se reverraient plus. Beowulf était sur le point d'embarquer.
 
Vers 1888 à 2199 :
Beowulf et ses hommes se rendirent au bateau. Le gardien des côtes, qui voilà peu, avait été méfiant à leur égard, vint à leur rencontre et se vit offrir une épée par Beowulf.
Le bateau partit et arriva à bon port. Beowulf fut bien reçu. Les trésors furent déchargés au palais de Hygelac.
La reine Hygd, épouse du roi Hygelac, et la reine Thryth, épouse du roi Offa, sont décrites. La première contraste avec la seconde.
Beowulf et ses hommes allèrent auprès du roi qui avait appris la nouvelle de son retour. Tout fut rapidement prêt pour le recevoir dans la grand-salle. Quand Beowulf arriva, il s'assit au côté du roi. La fille d'Haereth, Hygd, offrit des coupes d'hydromel.
Hygelac posa de nombreuses questions à Beowulf au sujet de son voyage et de son combat. Beowulf raconta alors le voyage, l'arrivée auprès du roi Hrothgar, le festin auquel avaient pris part Wealhtheow, l'épouse du roi et Freawaru, sa fille. Cette dernière était promise à Ingeld, un Heathobard, mais Beowulf présentait dans ce mariage politique, la rancune qui couvait et la vengeance en préparation. Il fut affirmatif : "Je ne crois donc pas à la bonne foi des Heathobards, à leur entente avec les Danois sans arrière-pensée, à une amitié durable."
Beowulf reprit son récit et raconta son combat victorieux contre Grendel et contre la mère de celui-ci, les récompenses offertes par le roi Hrothgar. Ces présents, Beowulf les offrit à son roi, Hygelac.
Tout ce qu'avait accompli Beowulf, lui valait enfin la gloire, car jusqu'à présent il n'avait pas été estimé.
Le roi offrit Beowulf "l'épée héritée de Hrethel, toute sertie d'or, […] sept mille arpents, avec manoir et trône."
 
Vers 2200 à 2537 :
Cinquante ans plus tard, alors que Hygelac et son fils, Heardred avaient disparu et que Beowulf était devenu roi de la contrée, un dragon se déchaîna dans les environs. Cet animal devait veiller sur un trésor païen déposé, il y a fort longtemps, par le dernier survivant d'une brillante civilisation. Ce précieux butin dérobé au dragon endormi provoqua sa colère.
L'homme qui avait volé le dragon, était entré dans son territoire pour sauver sa vie. Il vit soudain ce que contenait cet endroit.
C'est là qu'un homme avait déposé tous les trésors des gens de son peuple. Il avait confié à la terre "les possessions des princes." Quand il mourut, un dragon vit dans ces richesses, "une proie sans défense", c'est pourquoi, pendant trois cents ans, il veilla "sur l'or païen sans en tirer les moindre profit."
La coupe dérobée par le voleur déclencha la colère du dragon qui partit à sa recherche.
La nuit venue, le dragon sema le terreur dans les environs. Il brûla les châteaux et frappa le peuple des Gauts. Puis avant le levée du jour, il regagna sa grand-salle secrète.
Beowulf apprit rapidement ce qui s'était passé. Sa propre demeure ayant été brûlée, Beowulf prépara une vengeance. Après avoir fait fabriquer "un bouclier spécial", Beowulf, dont le narrateur rappelle les mérites anciens, alla affronter le dragon.
Avec douze de ses hommes, Beowulf partit. Un autre homme, celui qui avait découvert la caverne du dragon, accompagnait ce groupe afin de leur montrer le chemin. Parvenu à la caverne avec ses hommes, Beowulf, homme maintenant âgé, leur adressa ces quelques mots.
Enfant, il avait été enlevé à son père. Le roi Hrethel s'occupa bien de lui car il est le fils de sa fille. Hrethel avait perdu son fils aîné, Herebeald qui avait été tué accidentellement par Haethcyn, frère de celui-ci. La tristesse de Hrethel fut immense. Il perdit goût à tout, c'est pourquoi, il laissa à ses autres fils, terres et pouvoir.
A la mort de Hrethel, Suédois et Gauts se firent la guerre. Les fils d'Ongentheow menèrent rude bataille. Haethcyn, meurtrier de son frère, perdit la vie dans ce conflit. Son meurtrier, Ongentheow périt sous les coups d'Eofor, époux de la fille du roi Hygelac.
Hygelac, troisième fils du roi Hrethel, reçut le pouvoir et récompensa Beowulf plusieurs fois. Après avoir rappelé tout ce qu'il avait mené comme combats, Beowulf déclara qu'il désirait se battre à nouveau mais seul.
 
Vers 2538 à 2816 :
Armé, Beowulf se rendit seul au pied de la falaise. Lorsqu'il arriva, Beowulf poussa un cri afin que l'animal reconnut une voix humaine. La lutte entre le dragon et Beowulf fut rude. Malgré les coups portés, Beowulf ne parvenait pas à blesser l'animal qui n'en devenait que plus furieux.
Les hommes présents près du lieu des combats ne bougèrent pas. Un seul décida de se rendre près de Beowulf pour l'aider. Il s'appelait Wiglaf, fils de Wigstan.
Armé d'un équipement de qualité, Wiglaf, se souvenant des faveurs prodiguées par Beowulf, se rendit auprès de lui. Il adressa des reproches à ses compagnons d'armes avant de partir. Il s'engagea "dans la fumée mortelle" tout en prononçant quelques paroles destinées à Beowulf.
Le chef des Gauts parvint à asséner un coup d'épée. Sous la violence du coup, Naegling, l'épée de Beowulf se brisa. Au troisième assaut, Beowulf fut cruellement blessé et le dragon enfin tué.
Beowulf remporta là sa dernière victoire. Sa blessure s'aggravant, il comprit qu'il allait mourir. Il s'adressa à Wiglaf. Beowulf regrettait de ne pas avoir eu de fils à qui transmettre son équipement de guerrier. Il ne regrettait rien de sa gestion.
Avant de disparaître, il souhaita voir les richesses du dragon.
Wiglaf revint avec de superbes objets qu'il eut le temps de montrer à Beowulf. Ce dernier remercia le "Maître suprême" de lui avoir laissé le temps de rapporter ces trésors pour son clan.
Il demanda qu'"un tertre funéraire" lui fût édifié, ainsi qu'un mémorial sur le Cap-de-la-Baleine. Il remit à Wiglaf, son vassal, tout son équipement et fit de lui son héritier.
 
Vers 2817 à 3182 :
Le dragon et Beowulf sont là gisants. Wiglaf était éprouvé par ces événements.
Ceux qui avaient quitté ce lieu laissant Beowulf affronté le dragon, revinrent. Ils observèrent Wiglaf qui "essayait de ranimer [Beowulf] avec de l'eau – en vain." Quand Wiglaf aperçut ses compagnons, il leur reprocha leur lâcheté dans ce combat. L'ennemi avait bien été tué mais Beowulf avait aussi perdu la vie. Ces hommes, pourtant armés par Beowulf, avaient manqué dans ce moment crucial, c'est pourquoi, ils ne recevraient pas de récompense pour cet abandon.
Wiglaf envoya un messager annoncer la mort de Beowulf. Après avoir appris au clan que Beowulf avait disparu dans ce combat contre le dragon, le messager prédit les attaques qui pourraient suivre de la part des Francs et des Frisons dès qu'ils auraient connaissance de cet événement.
Le passé qui liait les Gauts à ces peuples attestait que la guerre était possible, notamment avec la dynastie des Scyfingiens dont Ongentheow, vainqueur d'Haethcyn, faisait partie et qui fut tué par Eofor, beau-fils de Hygelac.
Le messager craignait plus des Suédois que des Francs. Il dit qu'il fallait emmener le roi défunt au bûcher funéraire, l'or qu'il avait découvert devait l'accompagner puisqu'il lui avait coûté la vie.
Ensuite, "les hommes prirent sans joie, la route du Cap-des-Aigles."
Sur le sable, sans vie, reposaient le roi et le dragon de "cinquante pieds de long."
Une malédiction entourait le trésor qui avait été déposé par les chefs : "serait coupable de péché grave, confiné dans les temples démoniaques, prisonnier de l'enfer, soumis aux pires tourments, l'homme qui pillerait ce lieu."
Après avoir rappelé les torts que ce trésor ancestrale avait causé à leur chef, Wiglaf demanda à ses compagnons de construire une "tertre élevé, important, impressionnant, digne de l'homme qu[e Beowulf] fut."
Le bûcher fut préparé par tous. Le dragon fut jeté à la mer et le trésor emporté avec Beowulf. On brûla son corps selon la coutume.

"Les chefs des Wèdres édifièrent ensuite une tour sur le promontoire, haute et massive." Des objets précieux furent déposés dans le caveau. Les cavaliers pleurèrent leur maître des Gauts, célébrant ce que Beowulf avait été.

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