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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
Je vous invite à partager tout cela !

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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 18:12

Vers 2145 au vers 3524 :

 
Enéas continua son voyage et aborda en Sicile où son père, Anchise, était mort un an auparavant. Aceste, d'origine troyenne, les reçut. Enéas organisa des jeux en mémoire de son père qu'il retrouva la nuit en rêve. Celui-ci lui transmit le message des dieux : "Enéas doit laisser ceux qui étaient fatigués ici et partir affronter en Lombardie de nouvelles épreuves dont il sortira victorieux. Ses descendants futurs rayonneront sur le monde. Mais il faut se rendre à Cumes afin de descendre aux enfers avec l'aide de la Sibylle pour rejoindre son père qui doit lui révéler d'autres choses."
Afin d'affermir sa décision, Enéas convoqua le matin même quelques-uns de ses hommes pour leur faire part de ces paroles divines. Sur leur conseil, Enéas obéit à la volonté des dieux et tout en laissant avec regrets une partie de son peuple, prit la mer pour Cumes. Arrivé dans cette ville, il se rendit avec Achate auprès de la Sibylle. Enéas révéla son identité et l'aide qu'il attendait d'elle pour se rendre auprès de son père. Elle lui indiqua ce qu'il devait d'abord faire pour parvenir aux enfers et en ressortir : trouver un rameau d'or destiné à la reine des enfers, qui se laisse facilement cueillir si Jupiter le désire.
Avec le rameau obtenu grâce à l'aide de Vénus, Enéas retourna auprès de la Sibylle. Après un sacrifice à Vulcain et une prière, ils se dirigèrent vers les enfers. Avant de descendre tous les deux, elle lui prodigua les derniers conseils. Enéas, lui obéissant, sortit l'épée de son fourreau. Grâce à elle, ils auraient de la lumière. Un onguent donné par la Sibylle leur permettrait de respirer sans gêne.
Enéas, craintif, la suivait dans cet étrange et effrayant endroit. Ils parvinrent auprès du fleuve que Charon faisait traverser. Une grande foule se tenait sur la berge, Enéas se fit expliquer l'ordre de passage qu'il ne comprenait pas. Lorsque Charon les vit, il refusa d'abord de les faire passer par crainte qu'ils ne sèment le trouble, mais quand la Sibylle lui montra le rameau d'or, il se calma et les conduisit sur l'autre rive. Cerbère, portier des enfers ne les laissa passer qu'après avoir été endormi par les paroles de la Sibylle. Enéas, effrayé, fut conduit par la prêtresse en plusieurs lieux : "premieremant i ont trové / les compaignies des anfanz, / des petitez, des alaitanz, /çals que as meres toli mort" (i.e. " ils ont d'abord trouvé les compagnies d'enfants, des tout petits, des bébés au sein, ceux que la mort a pris aux mères."). Ensuite ils arrivent dans le lieu où demeurent les personnes mortes par amour. Ici, Enéas rencontra Didon avec qui il voulut s'expliquer mais en vain. Plus loin, il retrouva ceux des deux camps qui étaient morts à la guerre. Ils arrivèrent à l'endroit le plus ténébreux : l'enfer où règnent douleurs et supplices. Après avoir laissé son rameau d'or en offrande, ils parvinrent aux Champs Elysées où tout était calme et magnifique. Il trouva son père qui était occupé par l'organisation de sa descendance. Quand Anchise aperçut son fils, il pleura et lui fit part de l'inquiétude qu'il avait éprouvé pour l'avenir des Troyens lors de son séjour à Carthage. Enéas répondit qu'il ne pouvait pas ne pas venir le voir puis se mit à pleurer. Après avoir expliqué le fonctionnement du Royaume des morts, Anchise décrivit à son fils sa lignée future et évoqua la puissance prochaine de Rome sur le monde.
Cependant avant de voir ces événements se produire, il lui faudrait affronter de nouvelles guerres. Le moment de se séparer arriva et Anchise dut reconduire Enéas et la Sibylle à la sortie des Enfers, puis la prêtresse accompagna Enéas, triste de cette séparation, jusqu'à son équipage. Il reprit alors la mer et, après quelques jours de navigation parvint enfin sans le savoir en Lombardie.
Fatigués, les hommes préparèrent de quoi se restaurer mais la faim les poussa à manger leur table (i.e. tranches de pain). L'un des hommes le remarqua et se mit à rire. Enéas se souvint des paroles de son père (il lui avait prédit lors de leur départ de Troie que quand la faim les assaillerait au point de manger leur table, ils seraient arrivés sur la terre promise) et comprit alors qu'ils étaient parvenus sur cette terre qu'ils avaient tant cherchée et l'annonça à l'assemblée. La joie fut si grande que tous remercièrent les dieux par une cérémonie. Toutefois si les voyages en mer semblaient terminés, une nouvelle conquête restait à faire : la terre.
Ayant appris que le roi Latinus régnait à Laurente, Enéas envoya trente chevaliers avec des présents pour solliciter la paix. Pendant l'absence des chevaliers, Enéas choisit un emplacement sûr afin de bâtir un château qui fut achevé en vingt jours. Ce château sera ensuite appelé Montauban.
Lorsque les chevaliers arrivèrent auprès du roi, Ilionée s'adressa à Latinus. Il évoqua brièvement le passé de Troie, la lutte du peuple troyen avant d'arriver sur la terre de Lombardie, ainsi que l'origine latine du peuple de Troie. Il transmit le message de paix et offrit les présents du roi qui les reçut avec joie. Latinus dit qu'il avait eu connaissance de la parole des dieux et que, selon leur volonté, il lui donnerait la main de sa fille, Lavine et ses terres. Les chevaliers retournèrent auprès d'Enéas avec les présents de Latinus. Lorsqu' Enéas apprit ces bonnes nouvelles de ses chevaliers, il remercia les dieux.
Si Latinus désirait l'union de sa fille avec Enéas, sa femme ne le souhaitait pas. Elle s'entretint donc avec son mari et lui rapporta les événements qui firent la chute de Troie ainsi que ceux qui causèrent la perte de Didon, reine de Carthage. La reine estimait que l'on ne pouvait faire confiance à ce peuple, certes fatigué par la mer, mais sans parole. En plus Latinus avait promis les terres et leur fille à Turnus qui se battrait afin de les obtenir. Le roi, comprenant que sa femme ne souhaitait pas Enéas comme gendre, répondit qu'il ne pouvait donner sa fille qu'à celui-ci puisque tel avait été le souhait des dieux. La reine se rendit compte que son mari ne changerait pas d'avis et se retira dans sa chambre où elle se lamenta : " De ma fille n'avra il mie, / se il molt chier ne la conpere ; / ja ne la fille ne la mere / n'avront par lui maintenement ; / de duel morrai se il prent" (i.e. "Il n'aura rien de ma fille s'il ne la paie pas très cher ; jamais la fille ni la mère ne seront gouvernées par lui ; je mourrai de chagrin s'il la prend.").
Sur ces mots, la reine convoqua un écuyer qu'elle envoya secrètement près de Turnus pour lui faire part de la trahison du roi Latinus. La reine lui demandait de faire tenir sa promesse au roi et de faire naître la guerre entre lui et Enéas. Le messager se rendit près de Laurente où demeurait Turnus qui le reçut et écouta le message de la reine. Elle lui demandait de rassembler des gens autour de lui pour faire la guerre aux Troyens afin que le roi n'épousât pas sa fille. Ayant compris que la reine ainsi que quelques personnes étaient de son côté, Turnus fit sa réponse : il ne se laisserait pas faire contre ce Troyen déjà vaincu dans son pays. Il s'en prit au roi vieillissant qui lui avait fait une promesse qu'il ne souhaitait plus tenir. Il promit au messager d'être avant trois jours auprès de Latinus. Turnus raconta ces faits aux siens et leur demanda comment faire naître une guerre contre les Troyens. Mais un événement sans lien avec Turnus déclencha cette guerre.
 
Vers 3525 au vers 7280
 
Aux environs de Laurente vivait un autre vieux roi nommé Tyrrhus. L'une de ses enfants, Sylvie, avait pris soin d'un cerf qu'elle avait apprivoisé et auquel elle tenait beaucoup. Lorsqu'Ascagne, parti à la chasse avec d'autres companons, vit le cerf, il le visa et le toucha. La bête retourna auprès de sa maîtresse pour mourir. Voyant son animal blessé, celle-ci demanda du secours. Ses frères vinrent avec une escorte et livrèrent bataille aux meurtriers du cerf, mais Ascagne et ses hommes eurent le dessus. Un des leurs réussit à retourner au château pour prévenir Enéas qui envoya une armée nombreuse pour sauver son fils. Après la bataille dont ils sortirent vainqueurs, les Troyens retournèrent au château avec le fruit de leur chasse et de leur guerre.
Le bruit de cet événement se répandit très vite, ce qui valut de nombreuses plaintes auprès de Latinus. Turnus profita donc de cette opportunité pour intervenir auprès du roi et le mettre en garde contre Enéas qui finirait par prendre toutes les terres. Turnus rappela aussi au roi la promesse faite. Il avait déjà les terres, mais pas encore a fille qu'il devait bientôt épouser. Latinus, voyant la détermination de Turnus à entrer dans la guerre, se retira en affirmant que le plus fort des deux aurait la terre et la main de sa fille. Sur les conseils des barons, Turnus se prépara à réunir une armée pour défendre sa cause contre les Troyens.
Cette armée nombreuse, composée de soldats de toute l'Italie ainsi que de personnes de haut rang tels que Mézence et la belle Camille, fut vite levée. Turnus s'adressa à ses hommes pour leur apprendre ce qu'il attendait d'eux : il sollicitait, s'ils estimaient la cause juste (la promesse de mariage entre Lavine et Turnus ), leur aide afin de mener une bataille contre Enéas. Le roi Latinus, accorderait maintenant sa fille à celui qui vaincrait. Turnus leur promit de grands services, si la victoire lui revenait. Fort de cette réponse, Turnus décida que l'on se rendrait au château d'Enéas pour l'assiéger. Mais le Troyen, qui avait eu connaissance des préparatifs, faisait fortifier le château et organisait son armée.
Vénus, inquiète pour son fils Enéas, se rendit auprès de son époux Vulcain. Après lui avoir accordé ses faveurs, ce qui n'était pas arrivé depuis son aventure avec le dieu Mars, Vénus demanda à son mari de lui faire les meilleures armes pour son fils. Lorsqu'elles furent prêtes, Vulcain lui remit des armes d'une qualité et d'une beauté exceptionnelles. La déesse envoya un messager auprès de son fils pour lui transmettre tout cet équipement qu'Enéas reçut avec joie. Afin de montrer les armes divines, Enéas réunit les hommes qui se préparaient à défendre leur château de Montauban. Enéas leur fit aussi part du message de sa mère : le roi Evandre déjà en guerre contre le peuple du pays, pourrait sûrement leur offrir de l'aide. Enéas, sur le conseil de ses amis, partit donc chez le roi avant que Turnus n'assiégeât la ville. Quelques jours plus tard, Enéas arriva à bord de son bateau avec ses hommes à Pallantée.
Le roi Evandre, en compagnie de son peuple, célébrait en forêt sur le bord du fleuve, l'ancien exploit d'Hercule contre Cacus, lorsque le bateau d'Enéas accosta. Ayant aperçu le navire, Pallas, le fils du roi, interrogea les intrus sur le motifs de leur venue. Enéas déclara qu'il venait chercher auprès de roi Evandre un soutien afin de se battre contre Turnus qui ne souhaitait pas l'implantation du peuple de Troie en terre lombarde malgré la volonté des dieux. Evandre, en mémoire d'Anchise, répondit favorablement à Enéas et le convia à un repas extraordinaire. Le lendemain, Enéas retourna vers Montauban avec une nouvelle armée, dans laquelle se trouvait Pallas, fils du roi Evandre.
Turnus, ayant appris le départ d'Enéas, en profita pour assiéger la château. Mais les fortifications solides résistèrent et il ne put arriver à ses fins. Il détruisit donc les navires troyens qui étaient restés au port afin que personne ne puisse s'échapper par la mer.
La nuit venue, Turnus plaça des hommes autour de la ville fortifiée mais comme tous avaient bu, ils s'endormirent. Deux hommes de Montauban, Nisus et Euryale qui étaient amis, sortirent de la ville afin de se venger de l'ennemi et de prévenir Enéas, avec l'assentiment d'Ascagne et de ses barons. En chemin, ils tuèrent de nombreux chevaliers et Euryale s'empara du heaume de celui-ci qu'il revêtit. Le jour naissant les obligea à partir pour ne pas mettre leur vie en péril.
Un comté nommé Volcens vint rejoindre Turnus avec sa troupe. Lorsqu'il aperçut le heaume briller, il se dirigea vers les deux hommes et les interrogea sur le siège. Mais, en fuyant, les deux compagnons éveillèrent le soupçon, si bien que Volcens les poursuivit . Euryale fut fait prisonnier. Cependant, inquiet pour son ami, Nisus revint sur ses pas. Lorsqu'il vit que l'on voulait tuer Euryale, il s'interposa mais tous deux perdirent la vie et chaque tête fut rapportée en trophée auprès de Turnus. Quand les assiégés virent les deux têtes, ils furent désespérés de ne pas revoir leur maître Enéas.
Turnus poursuivit la guerre. Différents assauts de son armée détruisirent une partie des fortifications sans toutefois le laisser entrer dans l'enceinte du château, car deux géants les en empêchaient.
Finalement, quelques hommes et Turnus réussirent à entrer avant que les deux géants ne ferment la porte. Il y eut des morts des deux côtés. Turnus réussit à s'échapper de la cité et plaça des soldats pour surveiller la ville pendant la nuit.
Le lendemain, lorsque les bateaux d'Enéas apparurent à l'horizon, les gens du château lancèrent des cris qui détournèrent l'armée ennemie. Enéas et ses troupes combattirent celles de Turnus. Pendant la bataille, Pallas, le fils du roi Evandre compagnon combat d'Enéas fut tué. Turnus vola le bel anneau qu'Enéas avait offert à Pallas
Mais depuis l'un des bateaux revenus au port, un archer blessa Turnus. Celui-ci réussit à le rejoindre grâce à une passerelle, mais l'ancre s'étant rompue, le bateau se mit à dériver. Lorsque Turnus vit l'embarcation s'éloignait du port et que beaucoup de ses hommes combattant à terre mouraient, il se lamenta. Les dieux étaient bien du côté du Troyen. Le bateau accosta à la cité de Daunus, père de Turnus.
Lorsqu'Enéas vit Pallas mort, sur le champ de bataille, il fut profondément peiné et se promit de le venger. Alors que la bataille continuait, Pallas fut conduit au château pour y être veillé la nuit durant. Au matin, lorsque l'armée constata l'absence de Turnus, ces hommes envoyèrent des messagers auprès d'Enéas pour solliciter une trêve de quinze jours qui fut accordée, le temps d'enterrer les morts et de soigner les blessés. Enéas et les troupes de Turnus souhaitaient l'arrêt des combats.
Les hommes d'Enéas furent inhumés. Quant à la dépouille de Pallas, elle fut richement parée pour être restituée à son père. Enéas rendit hommage au jeune homme regrettant amèrement de ne pas avoir pu empêcher la mort de ce noble et beau compagnon. Puis il laissa partir le corps que les chevaliers transportèrent rapidement à Pallantée. Le roi et sa femme éprouvèrent un terrible chagrin à la mort de leur fils. Ils reçurent en don le fruit de ses victoires et entendirent le récit de ses hauts faits. Tandis que le roi se désespérait de ne plus avoir d'héritier et de défenseur, la reine reprochait amèrement aux Troyens de n'avoir pas su protéger son fils. Pallas fut de nouveau richement paré et conduit au tombeau où un hommage lui fut rendu. Après la cérémonie, les Troyens retournèrent à Montauban car la trêve avait pris fin : la guerre pouvait recommencer.
Le roi Latinus convoqua tous ses barons et Turnus afin de leur faire connaître son opinion : "Seignor, […], iceste guerre, / qui a essil moine ma terre / et dun nostre homme sont ocis / et mainte gent d'autre païs, / sachoiz que ce nen est par moi ; / ne bel ne m'est, ne ne l'otroi ; / unques nel voil, n'encor ne vueil." (i.e. "Seigneurs, […], sachez que je ne suis pas responsable de cette guerre qui détruit ma terre et qui tue mes hommes et beaucoup de gens d'autres pays ; elle ne me plaît pas et je ne l'autorise pas ; jamais je ne la voulus et je ne la veux pas encore.").
Le roi ajouta que les dieux étant du côté des Troyens, il était temps de demander la paix. En plus, une vaste terre en friche pouvait leur être offerte s'ils désiraient rester. L'assemblée l'approuva mais l'un des hommes, Drancès, haï de Turnus, proposa que celui-ci se batte avec Enéas afin que l'un des deux obtiennent la main de Lavine. Turnus réagit violemment aux propos de Drancès qui mettaient en avant son caractère belliqueux. Drancès reconnut qu'il n'avait pas pris part au combat aux côtés de Turnus et qu'il ne le ferait pas. Selon lui, il revenait à Turnus et non aux autres de combattre pour obtenir une victoire. La colère de Turnus ne changea en rien l'opinion de Drancès.
Tandis que Latinus choisissait le messager chargé de prévenir Enéas, l'arrivée des Troyens mit fin à cette réunion. Les hommes se préparèrent à cette nouvelle bataille. Turnus se rendit auprès de Camille, la femme guerrière qui était son alliée, pour lui révéler son plan de bataille. Lorsque les troupes féminines de Camille se dirigèrent vers les Troyens pour combattre, elles furent prises pour des déesses défendant la cité de Laurente. Ce ne fut qu'à la mort de l'une d'elles que les hommes se défendirent. Un Troyen, Tarchon, s'adressa à Camille pour lui demander de cesser ce combat qui n'était pas pour des femmes et lui proposa de l'argent en échange d'un moment à deux. Vexée par cette offense, elle tua le chevalier. Tandis qu'elle combattait, un soldat, Arruns l'observait pour découvrir ses faiblesses. Alors qu'elle venait de tuer Chlorée dont elle convoitait la riche armure et qu'elle dérobait ce trésor, Camille fut tuée par Arruns. Bouleversé par ce décès, Turnus se rendit auprès de la défunte et exprima sa douleur. Une nouvelle trêve fut accordée afin de s'occuper des morts.
 

FIN DE LA DEUXIEME PARTIE

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